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Actualités - Chronologie

Le gouvernement italien à quatre jours pour conjurer la crise politique

Le gouvernement italien et les responsables de la majorité ont engagé une course contre la montre pour conjurer la crise politique qui menace de faire chuter le gouvernement de Romano Prodi.
Le gouvernement s’est donné un délai de quatre jours pour tenter de trouver une solution à cette crise qui a été ouverte par le refus des parlementaires du Parti de la refondation communiste (PRC), qui soutient le gouvernement sans y participer, de voter le projet de budget pour 1998. Le gouvernement peut se passer des 11 voix du PRC au Sénat mais pas à la Chambre des députés où les communistes comptent 34 représentants.
Le projet de loi de finances 1998, particulièrement rigoureux, limitant le déficit public à 2,8% du Produit intérieur brut (PIB), doit permettre à l’Italie de participer à la monnaie unique dès le 1er janvier 1999. Le président du Conseil italien qui a fait de l’entrée de l’Italie dans l’Union économique et monétaire (UEM) son principal objectif, a réaffirmé qu’il est prêt à discuter avec le PRC mais qu’il n’est pas question de retirer la loi de finances. Si le gouvernement devait chuter sur cette loi de finances, ce serait «la crise la plus folle du monde», a estimé M. Prodi, qui a reconnu cependant que des «aménagements et des compléments» sont possibles.
L’épreuve de vérité se déroulera mardi au Parlement, quand M. Prodi fera une déclaration devant les députés pour vérifier s’il possède toujours une majorité. D’ici là, les négociations sont allées bon train même si M. Prodi était absent d’Italie jusqu’à vendredi en raison du sommet franco-italien de Chambéry (est de la France). L’homme fort de la majorité, le secrétaire du Parti démocratique de la gauche (PDS), Massimo D’Alema, a affirmé qu’il fera «tout son possible pour éviter la crise» mais a prévenu qu’il n’accepterait pas «d’embrouilles». «Si nous ne trouvons pas un terrain d’entente il ne reste que les élections anticipées», a-t-il dit.

«Rediscuter»

Le chef du groupe des sénateurs du PDS, Cesare Salvi, a indiqué de son côté que son parti allait utiliser «tous les jours qui viennent» pour «rediscuter le programme de gouvernement». Parmi les points du programme à «rediscuter», selon M. Salvi, figurent plusieurs thèmes chers au chef du PRC Fausto Bertinotti comme la réduction de la durée hebdomadaire du travail, l’emploi et le développement du sud de l’Italie.
Le chef du groupe PDS à la Chambre des députés, Fabio Mussi a évoqué de son côté l’hypothèse d’une participation du PRC au gouvernement. Selon un sondage publié par le quotidien «La Republica», 71,5% des sympathisants du PRC sont favorables à une participation de leur parti au gouvernement.
M. Bertinotti, dont le parti avait recueilli 8,6% des voix aux élections générales d’avril 1996, demeure cependant intransigeant. «Nous ne changerons pas de position», a affirmé le chef communiste dans un entretien au «Corriere della Sera». «Les élections ne nous font pas peur», a-t-il ajouté.
La perspective d’élections inquiète en revanche la droite. Gianfranco Fini, chef des post-fascistes italiens de l’Alliance nationale (AN), un des partis les plus importants de l’opposition de centre-droit, a estimé que des élections anticipées seraient un «événement traumatisant». «Des élections feraient porter un risque grave à l’Italie qui serait de fait exclue de l’Europe», a estimé M. Fini. (AFP)
Le gouvernement italien et les responsables de la majorité ont engagé une course contre la montre pour conjurer la crise politique qui menace de faire chuter le gouvernement de Romano Prodi.Le gouvernement s’est donné un délai de quatre jours pour tenter de trouver une solution à cette crise qui a été ouverte par le refus des parlementaires du Parti de la refondation communiste (PRC), qui soutient le gouvernement sans y participer, de voter le projet de budget pour 1998. Le gouvernement peut se passer des 11 voix du PRC au Sénat mais pas à la Chambre des députés où les communistes comptent 34 représentants.Le projet de loi de finances 1998, particulièrement rigoureux, limitant le déficit public à 2,8% du Produit intérieur brut (PIB), doit permettre à l’Italie de participer à la monnaie unique dès le 1er janvier...