Plusieurs contribuables sont venus raconter comment l’IRS les a injustement poursuivis pendant des années, confisquant des propriétés, détruisant des réputations et brisant même des ménages.
La minorité démocrate a accusé les républicains de «chasse aux sorcières» motivée par des raisons politiques, rappelant que le leader de la majorité républicaine au Sénat avait accusé l’IRS de «règne de terreur».
Nombre de républicains, membres d’un parti généralement acquis aux idées d’une réduction du pouvoir fédéral et d’une diminution de l’imposition, souhaitent de plus amples contrôles sur les services du fisc, voire une réforme de fond en comble.
«L’IRS a un pouvoir énorme et le pouvoir corrompt à moins de véritables barrières de sécurité», a affirmé le sénateur républicain Phil Gramm.
Le président de la commission sénatoriale, William Roth, a estimé que l’IRS «agit trop souvent comme s’il était au-dessus des lois» et «est en passe de perdre la confiance du peuple américain».
M. Roth a noté que le fisc se retournait parfois contre les parents d’un contribuable délinquant, les sanctionnant dans le but de faire pression sur le contribuable visé.
Un «Titanic»
Selon Shelley Davis, embauchée par l’IRS comme historien officiel puis licenciée pour avoir communiqué des informations confidentielles, les services du fisc sont «meilleurs que la CIA (L’Agence centrale de renseignement) et le FBI» (sûreté fédérale) pour garder les secrets.
Par le passé, «les gouvernements tant démocrates que républicains ont cherché à utiliser l’IRS à des fins partisanes», soumettant des opposants politiques à des enquêtes fiscales, a-t-elle rappelé.
Lors d’une conférence de presse, le sénateur républicain Sam Brownback a appelé à l’adoption d’une loi éliminant le code fiscal en l’an 2000 pour que d’ici là le Congrès soit obligé de le simplifier.
La Bible, a-t-il souligné, contient 773.000 mots, le code fiscal, «utilisé par l’IRS pour infliger la terreur», 2,8 millions de mots.
«Une simple réforme de l’IRS serait comme réarranger les transats sur le «Titanic» fiscal», a affirmé pour sa part Bill Paxon, représentant républicain de New York.
Et l’ancien candidat républicain à la Maison-Blanche, Steve Forbes, apôtre du taux d’imposition unique à 15%, a qualifié le code fiscal de «monstruosité» qu’il faut «tuer, lui plantant un pieu dans le cœur, l’enterrant et priant pour qu’il ne revive jamais».
Les déclarations fiscales sont désormais tellement compliquées qu’une bonne partie des classes moyennes ont recours aux services de comptables et d’experts pour les aider à les remplir. Selon M. Brownback, les Américains dépensent chaque année 157 milliards de dollars et passent 5,4 milliards d’heures à se mettre en règle avec la fiscalité fédérale. (AFP)


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