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Actualités - Chronologie

L'Afrique veut sa part des flux de capitaux mondiaux

Les pays africains, totalement marginalisés à Hong Kong où la crise monétaire en Asie a tenu la vedette lors de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, veulent leur part de l’accroissement des flux de capitaux privés et s’inquiètent de la baisse de l’aide publique au développement.
«Il est regrettable que les flux de capitaux privés en direction de l’Afrique soient encore insuffisants», a déclaré mercredi le ministre éthiopien des Finances Sufian Ahmed devant l’assemblée annuelle.
Les organisations internationales doivent «faire en sorte que les pays africains ayant amélioré leur environnement macro-économique puissent avoir libre accès aux marchés de capitaux», a estimé M. Ahmed, qui parlait au nom des pays africains.
«Nous regrettons profondément la baisse continue de l’aide publique au développement, qui n’est que marginalement compensée par les flux privés de capitaux vers l’Afrique», a-t-il ajouté.
L’Afrique demande également que soit inversée la baisse de sa part du commerce mondial — l’Afrique sub-saharienne ne représente que 2% des échanges mondiaux — et réclame un meilleur accès pour ses produits sur les marchés internationaux.
Les pays africains ont en outre demandé une accélération de l’allégement de la dette extérieure des pays pauvres lourdement endettés et la mise en place d’un mécanisme de réduction pour les pays à revenu intermédiaire.
La dette extérieure de l’Afrique a atteint 320 milliards de dollars en 1996, et le service de la dette a représenté 30% des exportations, a déclaré le ministre éthiopien.

Être compétitive

«Le poids de la dette de l’Afrique continue de s’aggraver alors que plusieurs pays ont bénéficié d’allégement de leur dette sous diverses initiatives» (Toronto, Naples...), a-t-il rappelé.
Les pays africains saluent l’initiative d’allégement de la dette des pays pauvres lourdement endettés (HIPIC), mais s’inquiètent des «incertitudes» qui planent sur le financement de la FASR-ESAF, instrument de prêts à bas taux du FMI qui doit notamment contribuer à ce plan. Ils continuent d’être «en faveur d’une vente partielle du stock d’or du Fonds» si les contributions bilatérales sont trop faibles.
Mais «nous restons préoccupés par la période de trois années d’ajustement supplémentaires requises entre la date de la décision d’éligibilité et celle de la fin du processus, période pendant laquelle un pays est supposé démontrer son engagement à son programme de réforme et à son application dans la longue durée, a souligné M. Ahmed.
L’Afrique demande «une réduction de cette période de trois années ainsi qu’une plus grande flexibilité dans la mise en œuvre» du plan afin qu’un plus grande nombre de pays puissent en bénéficier, a poursuivi M. Ahmed.
Pour certains pays à revenu intermédiaire, qui ne peuvent bénéficier du plan pour les pays pauvres, l’Afrique demande à se «pencher sur la mise en place d’un mécanisme d’allégement de la dette approprié à leur cas».
Les perspectives économiques ne sont cependant plus aussi sombres qu’il y a quelques années puisque le taux de croissance moyen en Afrique devrait remonter à 5% en 1998, après avoir fléchi à 3,7% en 1997.
Mais «l’Afrique doit être compétitive, produire davantage, pour atteindre des taux annuels de 7%, au risque d’être marginalisée dans le contexte de la mondialisation de l’économie, a averti le ministre éthiopien.
La pauvreté dans le monde et les inégalités représentent «une bombe à retardement», qui, si l’on n’agit pas dès maintenant «explosera à la figure de nos enfants», avait déclaré mardi le président de la Banque mondiale James Wolfensohn. (AFP)
Les pays africains, totalement marginalisés à Hong Kong où la crise monétaire en Asie a tenu la vedette lors de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, veulent leur part de l’accroissement des flux de capitaux privés et s’inquiètent de la baisse de l’aide publique au développement.«Il est regrettable que les flux de capitaux privés en direction de l’Afrique soient encore insuffisants», a déclaré mercredi le ministre éthiopien des Finances Sufian Ahmed devant l’assemblée annuelle.Les organisations internationales doivent «faire en sorte que les pays africains ayant amélioré leur environnement macro-économique puissent avoir libre accès aux marchés de capitaux», a estimé M. Ahmed, qui parlait au nom des pays africains.«Nous regrettons profondément la baisse...