Le journal affirme en outre que la police française s’oriente vers la thèse selon laquelle, peu avant l’accident, une poursuite a eu lieu entre la Mercedes, dans laquelle se trouvait la princesse, et une Fiat.
Le «Guardian» publie en quasi-intégralité ce qu’il présente comme le script du premier interrogatoire de M. Rees-Jones vendredi dernier par le magistrat chargé du dossier.
Interrogé sur le fait de savoir par qui la Mercedes, à bord de laquelle il avait pris place dans le soir du 30 août aux côtés de Diana, son ami Dodi al-Fayed et le chauffeur Henri Paul, était suivie en quittant l’hôtel Ritz à Paris, M. Rees-Jones a répondu: «Il y avait deux motos et une voiture».
«Je ne me souviens pas du trajet, il me semble qu’il y avait une voiture blanche avec un coffre qui s’ouvrait à l’arrière», a ajouté le garde du corps, âgé de 29 ans. Plus tard, M. Rees-Jones a précisé que la voiture «a traversé la rue quand nous sommes partis (de l’hôtel) et nous a ensuite suivis».
Le journal relativise toutefois les déclarations du garde du corps en soulignant qu’il est apparu parfois confus et fatigué lors de l’interrogatoire. Il ajoute qu’il doit être à nouveau entendu cette semaine.
The Guardian affirme que les enquêteurs ont désormais des indications montrant que la Mercedes a percuté une Fiat Uno environ 60m avant l’entrée du tunnel où elle a fini par percuter un pilier.
La police «envisage l’idée selon laquelle il a pu y avoir une sorte de dispute, à allure modérée, au cours de laquelle la Fiat a rayé la Mercedes, puis une sorte de poursuite», affirme au quotidien une source qualifiée de «proche de l’enquête».
Jusqu’à présent, les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé à quelques dizaines de mètres en amont du pilier fatal des débris de plastique d’un feu arrière provenant d’une Fiat Uno, actuellement recherchée. Ils avaient toutefois souligné disposer de témoignages contradictoires sur un éventuel accrochage.
Des traces de peinture ont été également relevées sur l’aile avant droite de la Mercedes. Elles sont en cours d’analyse.
Par ailleurs, le garde du corps a indiqué aux enquêteurs que c’était le compagnon de la princesse, Dodi al-Fayed, lui-même, qui avait appelé le chauffeur Henri Paul pour qu’il leur fasse quitter l’hôtel Ritz par l’arrière afin de fuir les photographes, a-t-on appris de source sûre lundi à Paris.
A la question de savoir qui avait appelé M. Paul, le numéro deux de la sécurité du Ritz, pour qu’il serve de chauffeur, le garde du corps a répondu: «Dodi l’a appelé pour qu’il nous conduise de l’arrière de l’hôtel», selon cette source.
Le garde du corps britannique a précisé qu’il avait lui-même prévu de sortir par l’entrée normale du Ritz en utilisant deux véhicules, mais que Dodi avait «changé le plan», pour une raison qu’il a dit ne pas connaître.

