Si les premières JMJ ont vu le jour en 1985, à l’initiative de Jean-Paul II qui est attendu à Paris jeudi, le «festival» est une nouveauté.
Laurent se rappelle qu’aux JMJ de Denver, où il s’était rendu en 1993, rien de tel n’avait été prévu. «Cette fois-ci, il y a la volonté de faire un événement convivial, une énorme fête internationale», dit-il.
Le coup d’envoi des JMJ sera donné le 19 août par une messe célébrée au Champ de Mars, au pied de la tour Eiffel, par Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Les jours suivants seront ponctués de forums, de chemins de croix, de concerts et de catéchèses en plusieurs langues.
Courts spectacles, forums, expositions, le «festival» a été préparé et autofinancé par quelque 8.000 personnes, «pros» du spectacle ou simples amateurs issus de services d’églises (aumôneries, missions étudiantes), de familles spirituelles ou de mouvements divers (jeunesse, famille, solidarité, vie économique et professionnelle). L’initiative est aussi venue de l’étranger, d’Europe de l’Est en particulier, de Colombie ou des Etats-Unis.
Un seul projet a été repoussé par l’Association des 12e JMJ: une pièce de théâtre sur l’avortement. Un thème sur lequel se focalise la principale polémique suscitée en France par cette manifestation, en raison de l’intention du pape d’aller se recueillir sur la tombe du généticien Jérôme Le Jeune, adversaire déclaré de l’interruption volontaire de grossesse.
Deux cents sites, de simples églises comme le siège de l’UNESCO, accueilleront les diverses manifestations.
Comme les athlètes
Parmi les initiatives les plus inattendues, une rencontre sur le thème «sport, culture et foi» est proposée dans un vélodrome, à l’initiative d’un curé de la banlieue parisienne. «La vie spirituelle est un combat. Comme les athlètes, on est appelé à s’astreindre à une discipline. C’est là où la Bible apporte un éclairage», dit le père Godefroy Delaplace, prêtre à Franconville.
Mardi, la Mission de France compte habiller les marches de l’Arche de la Défense, un monument érigé dans les années 1980 dans le prolongement de l’axe des Champs-Elysées, d’une fresque multicolore où sera peinte en 50 langues la phrase «unissons nos couleurs».
Dans les jardins des Tuileries, près du Louvre, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) doit monter un «village mondial» qui présentera la manière dont des jeunes peuvent être acteurs du développement de leur pays.
Ce parc accueillera un des sept cafés de plein air «Jubilatio», où des frères franciscains et dominicains proposeront des connections au Web et des ateliers de peinture-sculpture.
Une soixantaine de veillées ont été programmées pour le 21 août, jour de l’arrivée à Paris du pape, notamment un rassemblement scout face à la tour Eiffel et une soirée au Palais omnisports de Bercy avec sœur Emmanuelle, une religieuse de 88 ans dont l’association vient en aide à quelque 60.000 enfants de pays en développement (Egypte, Inde, Soudan, Liban).
Séjournant dans la capitale jusqu’au 24 le pape doit notamment prononcer la béatification de Frédéric Ozanam, chrétien social du XIXe siècle, baptiser dix jeunes et célébrer une gigantesque messe le 24 août à Longchamp, en bordure de Paris. (AFP)


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