En revanche, dans la plupart des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, où les flux de passagers sont moins importants, les ressources «aéronautiques» peuvent atteindre 64% du revenu total d’un aéroport, ajoute l’ACI.
L’organisation internationale tire ces conclusions d’un sondage effectué auprès de ses 475 membres. Au total, 246 aéroports ont répondu au sondage. Ils représentent 40% du flux annuel mondial de passagers, qui s’élève à 2,5 milliards de personnes.
L’ACI précise que la moyenne des ressources «aéronautiques» des aéroports ayant participé à l’étude s’élève à 53% de leur budget. Reste donc 47% tirés des autres occupations installées dans les aéroports. Au total, les revenus cumulés de ces 246 aéroports atteignent 11,4 milliards de dollars.
Il ressort également de ce sondage que 320 personnes en moyenne sont employées par les autorités d’aéroport alors que 3.200 personnes travaillent pour les services annexes.
«Cela renforce considérablement la thèse qui veut que les aéroports soient des bassins d’emploi et des générateurs de croissance économique», affirme l’ACI.
L’étude de l’ACI met en lumière l’extrême diversité des installations aéroportuaires: plus de 50.000 personnes travaillent dans les plus gros aéroports de la planète alors que seulement 25 sont employées par les plus petits aérodromes.
En Europe, les ressources «non aéronautiques» représentent 55,9% du budget des aéroports. Un chiffre qui baisse à 51,4% en Amérique du Nord et à 50% dans le Pacifique, qui, dans la terminologie de l’ACI, couvre le Japon, l’Australie, la Corée du Sud et la quasi totalité de l’Asie du Sud-Est.
Au contraire, en Asie (incluant le Proche-Orient), les contributions versées par les compagnies pour l’utilisation des installations aéroportuaires représentent 64% du budget, 60% en Afrique et 58,4% en Amérique latine et aux Caraïbes. (Reuter)


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