Prié de dire s’il envisageait de négocier avec l’ancien co-premier ministre royaliste renversé le 6 juillet, le premier ministre a répondu aux journalistes: «Après le procès, pas avant».
Il a ajouté qu’il pourrait approuver une grâce royale pour Ranariddh, fils du roi Norodom Sihanouk, mais seulement après son procès.
Le prince a quitté le Cambodge peu après le début des combats et il a appelé depuis l’étranger ses compatriotes à se soulever contre Hun Sen.
Pour ce dernier, Ranariddh doit comparaître devant un tribunal pour avoir négocié avec les Khmers rouges et s’être livré à du trafic d’armes.
Depuis qu’il a chassé son rival royaliste, Hun Sen a déclaré souhaiter le maintien en place de sa coalition avec le parti royaliste FUNCINPEC. Il veut aussi que ce dernier choisisse un successeur à Ranariddh et souhaite que les élections législatives prévues en mai 1998 aient lieu comme prévu.
De son côté, la radio Khmère rouge a affirmé lundi que Hun Sen devrait être traduit devant un tribunal international pour le meurtre de partisans de son rival évincé, le prince Norodom Ranariddh.
Les khmers rouges ont à plusieurs reprises critiqué Hun Sen pour avoir renversé le premier co-premier ministre Ranariddh.
Ils ont qualifié Hun Sen de marionnette du Viêtnam et ont prôné une union de l’opposition à son encontre.
Enfin, quelque 360 militaires fidèles au prince Ranariddh ont regagné le Cambodge après s’être réfugiés la semaine dernière en Thaïlande voisine. Selon des responsables thaïlandais, plusieurs milliers de réfugiés devraient leur emboîter le pas. (Reuter)


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