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Actualités - Chronologie

Bagdad demande à l'ONU de se méfier des Etats-Unis


L’Irak a demandé hier au nouveau responsable de l’ONU chargé du désarmement du pays de traduire dans les faits ses dispositions positives à son égard et l’a appelé à se méfier des Etas-Unis et du Koweit.
Dans un éditorial, le quotidien officiel as-Saoura estime que «les déclarations ne suffisent pas à créer un nouveau climat dans les relations entre la Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) et l’Irak» et qu’une «attitude concrète» est nécessaire.
Le nouveau chef de l’UNSCOM, M. Richard Butler, s’est engagé lors de sa première mission en juillet à Bagdad à être «impartial» et assuré que sa tâche était technique et non politique.
«Pour que l’UNSCOM soit réellement impartiale, M. Butler doit garder à l’esprit que deux parties sont déterminées à envenimer les relations entre l’UNSCOM et l’Irak», affirme le journal.
«Les Etats-Unis et le Koweit, ennemis de l’Irak, expriment leur adversité sans honte et tentent de torpiller les relations entre l’Irak et l’UNSCOM, c’est pourquoi M. Butler se doit d’être objectif à l’égard de toutes les informations qu’il reçoit de source américaines et koweitiennes au sujet de l’Irak», écrit-il.
Le journal estime que le prédécesseur de M. Butler, le Suédois Rolf Ekeus, «n’a pas réussi» à être impartial «car il a accepté d’être un instrument de la politique américaine hostile à l’Irak et un moyen pour perpétuer l’embargo».
«S’il importe à l’UNSCOM de s’assurer que l’Irak ne dispose plus d’armes prohibées et ne peut plus en produire, ce qui importe à l’Irak et le respect de sa souveraineté et de sa sécurité», écrit le journal.
«Cette relation positive ne peut être bâtie par une seule partie mais par les deux côtés et les ponts de la confiance qu’Ekeus a détruits ne peuvent être restaurés par l’Irak seul, mais par l’Irak et l’UNSCOM ensemble», ajoute as-Saoura.
M. Butler doit soumettre le 11 octobre un rapport au Conseil de Sécurité sur l’attitude de l’Irak à l’égard de l’UNSCOM.
Aucun incident n’a opposé jusqu’à présent Bagdad à UNSCOM depuis que M. Butler a pris ses fonctions, le 1er juillet, et depuis que le Conseil de Sécurité a menacé l’Irak, en juin, de prendre de nouvelles sanctions à son égard s’il fait à nouveau obstruction aux inspecteurs chargés de le désarmer.
L’embargo pétrolier imposé à l’Irak depuis sept ans ne peut être levé que lorsque l’ONU aura confirmé la destruction de l’arsenal chimique, biologique et nucléaire de Bagdad ainsi que de ses missiles d’une portée supérieure à 150 km, conformément aux résolutions des Nations Unies. (AFP)

L’Irak a demandé hier au nouveau responsable de l’ONU chargé du désarmement du pays de traduire dans les faits ses dispositions positives à son égard et l’a appelé à se méfier des Etas-Unis et du Koweit.Dans un éditorial, le quotidien officiel as-Saoura estime que «les déclarations ne suffisent pas à créer un nouveau climat dans les relations entre la Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) et l’Irak» et qu’une «attitude concrète» est nécessaire.Le nouveau chef de l’UNSCOM, M. Richard Butler, s’est engagé lors de sa première mission en juillet à Bagdad à être «impartial» et assuré que sa tâche était technique et non politique.«Pour que l’UNSCOM soit réellement impartiale, M. Butler doit garder à l’esprit que deux parties sont déterminées à envenimer les relations entre l’UNSCOM et...