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Actualités - Chronologie

Marie-José Pérec à la reconquête des coeurs

Marie-José Pérec a de nouveau bon pied. Hier fatiguée et sujette au vague à l’âme né d’une fracture de fatigue au péroné, la reine d’Atlanta est aujourd’hui revigorée, et prête à jaillir des startings-blocks en vue d’un nouvel exploit, dès les séries du 200 m, lors des Championnats du monde d’Athènes.

Sa valse-hésitation concernant sa participation au «Mondial» s’inscrit désormais dans la longue liste de ses sautes d’humeur. Mais, rien ne peut plus heureusement enrayer sa décision: elle est bien à l’ombre du Parthénon avec l’ambition de signer un premier titre mondial sur la demi-boucle après sa déconvenue de Stuttgart due à un blessure, seul point sombre (4e) d’une incomparable carrière.
«Je suis venue pour l’or», clamait-elle au soir de la cérémonie d’ouverture du congrès de la Fédération internationale, au cours de laquelle le président de FIAA Primo Nebiolo lui remit un diplôme d’honneur. Cette remarque a empli d’aise l’homme qui a tant pesé dans la décision de la Française de finalement s’aligner dans la capitale hellène. Les Championnats du monde pouvaient-ils se passer de la triple lauréate olympique? Le puissant «monarque» transalpin n’aurait, en tous les cas, pu supporter une absence…

Que l’or

Le baiser complice entre les deux incontournables personnages de l’athlétisme a d’ailleurs enflammé le somptueux théâtre romain, cadre d’une manifestation de haute volée. Ce n’est pas pour autant que la Stadiste s’est attardée devant l’orchestre symphonique d’Athènes, distillant du Beethoven et du Mozart.
Cette courte apparition prouva que la «diva» avait retrouvé moral et sourires enjoués depuis son arrivée dimanche dernier. «C’est vrai, avoua-t-elle. J’ai eu des problèmes mais cela ira… Je crois que je peux être championne du monde. Il n’y a que l’or qui compte».
La «Californienne» a retrouvé ses marques près du Pirée en un endroit où elle était déjà venue, il y a onze ans. «C’était à l’occasion des Championnats du monde juniors. Je n’étais alors que remplaçante dans le relais…», se souvenait-elle modestement à la stupeur générale.

Cap sur Le Cap

Depuis son retour en Europe, sur les traces du team John Smith engagé çà et là dans les réunions, Marie-José Pérec a mis les bouchées-doubles avec grand appétit: elle veut être une digne «actrice» de ces championnats que Primo Nebiolo annonce, bien-sûr, comme les «plus grands» depuis la création de cette épreuve.
Car, bien qu’ayant ménagé cette saison sa monture, Marie-José Pérec souhaite voyager encore loin avec un égal bonheur. Elle veut être de l’équipée olympique 2004. «A 36 ans, on peut encore être dans le coup», reconnaissait-elle avant la réunion de Paris, le 25 juin dernier, où elle eût la douleur d’essuyer ses premiers sifflets après sa calamiteuse 7e place (en 23 sec 17).
Elle se voit bien dans sept ans au départ de cette nouvelle aventure. Elle a d’ailleurs déjà une idée de l’endroit: «Je pense que ce sera Le Cap, confie-t-elle. Il faut faire un geste pour l’Afrique… Athènes terminera seconde».
Toutefois, en attendant, il reste des cœurs à reconquérir… (AFP)
Marie-José Pérec a de nouveau bon pied. Hier fatiguée et sujette au vague à l’âme né d’une fracture de fatigue au péroné, la reine d’Atlanta est aujourd’hui revigorée, et prête à jaillir des startings-blocks en vue d’un nouvel exploit, dès les séries du 200 m, lors des Championnats du monde d’Athènes.Sa valse-hésitation concernant sa participation au «Mondial» s’inscrit désormais dans la longue liste de ses sautes d’humeur. Mais, rien ne peut plus heureusement enrayer sa décision: elle est bien à l’ombre du Parthénon avec l’ambition de signer un premier titre mondial sur la demi-boucle après sa déconvenue de Stuttgart due à un blessure, seul point sombre (4e) d’une incomparable carrière.«Je suis venue pour l’or», clamait-elle au soir de la cérémonie d’ouverture du congrès de la...