«Nous voulons un réexamen des accords économiques de Paris à cause de leurs graves carences et de leur caractère injuste envers les Palestiniens», a déclaré M. Abed Rabbo.
Selon lui, «ces accords signés en 1994, contiennent une clause prévoyant leur révision après un an, puis tous les six mois. Israël s’y est toujours refusé et il est temps que cette révision ait lieu».
Les accords de Paris régissent les relations économiques entre l’Autorité présidée par Yasser Arafat et Israël.
En vertu de ces accords, Israël s’est engagé à reverser régulièrement à l’Autorité palestinienne les millions de dollars d’impôts et de taxes douanières qu’il continue de percevoir dans les territoires.
Après un double attentat suicide le 30 juillet à Jérusalem, l’Etat hébreu a bloqué ces versements. Il a ensuite accepté de transférer 12 millions de dollars mais en doit encore quelque 30 M USD à l’Autorité.
«Couvert par ces accords, Israël volait l’argent des Palestiniens sous Yitzhak Rabin et Shimon Pérès», les deux précédents premiers ministres, et leur successeur «Benjamin Netanyahu poursuit le vol», a déclaré un proche conseiller de M. Arafat, Mohammad Rachid.
«Lors de la négociation des accords, les Palestiniens avaient accepté les chiffres israéliens sur les transferts (de fonds), alors qu’ils sont inférieurs de 400 M USD par an à ce qui nous est dû», a précisé M. Rachid.
«Nos études prouvent que les transferts devraient être de 950 M USD par an en droits de douane sur les marchandises destinées aux territoires palestiniens et en impôts sur les salaires des ouvriers. Israël ne nous transfère que 550 M USD par an», a conclu M. Rachid.
En réplique à l’arrêt du transfert des fonds, l’Autorité a décrété un boycottage de produits israéliens destinés aux territoires palestiniens. (AFP)


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