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Actualités - Chronologie

Les tunnels, nouveaux refuges des islamistes en Haute-Egypte

Les tunnels sont devenus les nouveaux refuges des intégristes armés de la Jamaa islamiya en Haute-Egypte alors que jusqu’à présent leurs abris privilégiés étaient les champs de cannes à sucre ou les caves des collines surplombant le Nil, selon la police.

Les islamistes armés ont creusé au cours des derniers mois des tunnels au milieu des terrains agricoles proches des villages entre lesquels ils se déplacent, a-t-on indiqué de même source.
Les policiers ont découvert ces nouveaux abris après l’arrestation en mai d’un dirigeant local de la Jamaa islamiya, Aziz Chaabane Hassan, dans un tunnel qu’il avait creusé au-dessous de sa maison, dans le village de Tiba près d’Abou Qourqas (à 300 km au sud du Caire), a-t-on indiqué de même source.
Il s’est alors avéré que Aziz Chaabane Hassan avait vécu un an et demi dans sa cache souterraine, ce qui a amené les services de sécurité à croire qu’il s’était enfui à l’étranger, selon la même source.
Les islamistes ont eu recours aux tunnels après que la police eut resserré l’étau autour d’eux en adoptant notamment des mesures pour réduire la surface cultivée de cannes à sucre et en ratissant régulièrement les collines de la région de Miniya.
Les services de sécurité ont décidé d’interdire la culture de canne à sucre sur 200 mètres de profondeur de chaque côté des routes principales ou secondaires de la région de Miniya et les surfaces cultivées de canne ont été réduites d’un tiers en trois ans, passant de 38.000 feddans (16.000 ha) en 1995 à 25.000 (10.500 ha) seulement cette année.

Plusieurs caches localisées

En se cachant dans ces champs, les islamistes pouvaient repérer les policiers avant que ces derniers ne puissent les localiser au milieu des plantations qui atteignent deux mètres de hauteur durant six mois de l’année.
Depuis la découverte du premier tunnel, les services de sécurité ont réussi, avec la collaboration de certains habitants des villages de Miniya, à localiser plusieurs caches souterraines.
«Dans le passé, nous croyions que ces tunnels faisaient partie des projets d’égouts, mais nous avons découvert qu’ils étaient des caches d’intégristes», a déclaré un responsable de la police sous le couvert de l’anonymat.
Des opérations de la police contre ces abris se sont soldées par la mort de dix intégristes en un mois, a-t-il indiqué.
Quatre islamistes ont été tués le 3 juin lors d’échanges de tirs avec des policiers à Salamout (230 km au sud du Caire). Le 10 juin, trois autres intégristes ont été tués près de la ville de Miniya (250 km au sud du Caire) et enfin, le 4 juillet, trois islamistes ont été aussi tués dans des circonstances similaires près de la localité d’Abou Qourqas (300 km au sud du Caire), a précisé ce responsable.
L’attentat intégriste de mercredi dans la région de Miniya, le plus meurtriers contre des policiers depuis plus de deux ans, constituait apparemment une riposte à ces interventions policières, a-t-il estimé. (AFP)
Les tunnels sont devenus les nouveaux refuges des intégristes armés de la Jamaa islamiya en Haute-Egypte alors que jusqu’à présent leurs abris privilégiés étaient les champs de cannes à sucre ou les caves des collines surplombant le Nil, selon la police.Les islamistes armés ont creusé au cours des derniers mois des tunnels au milieu des terrains agricoles proches des villages entre lesquels ils se déplacent, a-t-on indiqué de même source.Les policiers ont découvert ces nouveaux abris après l’arrestation en mai d’un dirigeant local de la Jamaa islamiya, Aziz Chaabane Hassan, dans un tunnel qu’il avait creusé au-dessous de sa maison, dans le village de Tiba près d’Abou Qourqas (à 300 km au sud du Caire), a-t-on indiqué de même source.Il s’est alors avéré que Aziz Chaabane Hassan avait vécu un an et demi...