Le journal Yédiot Aharonot relate trois conversations, succinctes mais édifiantes, entre le premier ministre et le ministre des Infrastructures, Ariel Sharon.
Ces conversations étaient en principe destinées à rassurer M. Sharon au moment où il s’attendait, la semaine dernière, à être nommé au ministère des Finances, finalement attribué au juriste Yaacov Neeman.
Lors de son premier appel, M. Netanyahu s’adresse à M. Sharon en utilisant son sobriquet: «Arik, je voudrais te consulter».
— «M. le premier ministre, je suis à ta disposition».
— «Tu te sers d’un téléphone à fil ou portable».
— «Ce n’est pas fiable (car la conversation d’un portable peut être captée). Quand puis-je te recontacter?»
— «Dans deux heures».
— «D’accord».
Ce n’est que quatre heures plus tard que M. Netanyahu rappelle le ministre:
— «Arik, pouvons-nous causer à présent?»
— «Volontiers».
— «Tu es sur un téléphone à fil ou portable?»
— «A fil».
— «Le problème, c’est que moi je suis avec un portable. On peut se rappeler plus tard?»
Deux autres heures s’écoulent, et les deux interlocuteurs parviennent finalement à être aux deux bouts d’une ligne à fil:
M. Netanyahu, très chaleureux: «Arik, comment ça va?»
— «Pas grand-chose de neuf».
— «Tu es sur un téléphone à fil?»
— «Affirmatif».
— «Moi aussi. C’est parfait, mais je crois qu’on devrait se parler en tête à tête. Ce serait mieux qu’au téléphone».
Le journaliste Nahum Barnéa souligne qu’avec des conversations de ce genre, M. Netanyahu réussit à calmer pendant au moins 24 heures un ministre insatisfait de son sort


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