Dans une déclaration à la presse, le ministre égyptien des Wakfs (biens religieux), Mahmoud Hamdi Zaqzouq, a souligné la nécessité de tenir cette conférence en raison de «la conviction en Occident qu’une confrontation est imminente avec l’islam après l’effondrement du communisme» dans le monde.
Selon lui, la conférence discutera de «56 études axées sur les liens historiques entre l’islam et l’Occident, la position de l’islam vis-à-vis des non-musulmans vivant dans des pays musulmans, la position de l’Occident vis-à-vis des musulmans ainsi que les perspectives de dialogue» entre les deux parties.
«Sur les 187 personnalités islamiques et chrétiennes des 82 Etats invités à la conférence, 114 venant de 70 pays ont confirmé leur participation à la conférence», a précisé M. Zaqzouq, citant parmi lesquelles 23 chefs de gouvernement, 16 ministres des Wakfs et des représentants de quatre organisations islamiques.
Il a également fait état de la participation de l’Eglise copte orthodoxe égyptienne ainsi que de plusieurs personnalités chrétiennes ou islamiques dans divers pays asiatiques, européens et américains, dont un émissaire du Vatican.
M. Zaqzouq a précisé que l’ex-président américain Jimmy Carter et le prince héritier britannique Charles s’étaient excusés de ne pouvoir y prendre part.
En revanche, a-t-il précisé, «aucune personnalité juive n’a été invitée mais la conférence débattra des récentes provocations israéliennes contre l’islam, notamment les copies du Coran déchirées dans une école de Hébron par l’armée israélienne».
Depuis le déclenchement en mars 1992 de la vague de la violence intégriste en Egypte, qui a fait plus de 1.100 morts, le conseil suprême d’el-Azhar pour les affaires islamiques a pris l’initiative d’organiser des conférences islamiques internationales ayant pour but de démontrer que «l’islam est loin de tout extrémisme religieux» (AFP).


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