Le projet de loi, qui a l’aval de la Maison-Blanche, a été adopté par 90 voix contre 5.
Il prévoit le paiement des dettes américaines sur trois ans, moyennant la mise en œuvre par l’ONU d’importantes réformes, notamment sur le plan budgétaire, et une réduction à l’avenir de la quote-part américaine au budget de l’ONU de 25 à 20%.
100 millions de dollars seront versés la première année, 475 millions la seconde et 244 millions la troisième, au fur et à mesure que les Nations Unies adopteront cette série de réformes.
Selon Jesse Helms, président de la commission des Affaires étrangères et principal critique de l’ONU, le paiement des arriérés américains dépendra également de l’adoption par l’organisation internationale «d’un budget véritablement de croissance négative» qui permettra l’élimination d’au moins 1.000 postes jugés bureaucratiques.
Pour sa part, Joseph Biden, principale figure démocrate de cette commission sénatoriale, a qualifié de «raisonnables» les conditions imposées aux Nations Unies. «Nous avons à présent une série de conditions que l’administration (américaine), y compris notre représentant aux Nations Unies Bill Richardson, estime réalisables», a affirmé M. Biden.
L’administration Clinton «a été partie prenante dans toutes les étapes des négociations sur l’ONU (avec les républicains), a ratifié chacun des éléments de l’accord et soutient ce projet de loi qu’elle estime être le meilleur compromis réalisable», a-t-il ajouté.
Le projet de loi finance également les opérations du département d’Etat pour les deux prochaines années et supprime l’Agence pour la limitation des armements et le désarmement (ACDA) et l’Agence américaine de l’information (USIA) pour les intégrer au département d’Etat.


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