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Actualités - Chronologie

Organes d'enfants à vendre...

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LA PAZ, 12 Juin (AFP). —Quelque 3.500 enfants appartenant aux ethnies amérindiennes aymara, quechua et tupiguarani des région frontalières de la Bolivie disparaissent chaque mois du fait des activités illicites des mafias internationales liées aux organisations locales de ces régions, s’indigne dimanche un organisme privé.

Ces organisations se livrent au commerce des organes de ces enfants, ou contraignent ces derniers à se prostituer, ou encore à travailler, souligne le président de Terra Nova Libertis, Jorge Dockweiler, précisant que ce commerce illégal génère chaque année des gains de près de 5 millions de dollars.
Il est particulièrement focalisé sur ces trois ethnies, car elles ne figurent pas sur la liste des préférences des familles sans enfants, de race blanche et provenant des pays industrialisés, que cherchent à adopter des enfants.
«Les jeunes enfants âgés de 1 à 15 ans, sont vendus, sans aucun doute pour commercialiser leurs organes, les obliger à se prostituer ou encore à travailler», affirme M. Dockweiler qui traite actuellement ce dossier.
Il la insisté sur le fait que les investigations qu’effectuent son organisme à sa propre charge, n’ont montré que «la partie visible de l’iceberg de ce commerce funeste dans lequel sont impliquées les mafias internationales».
Il explique ce phénomène par l’absence en Bolivie et dans certains pays d’Afrique et d’Asie, de contrôle au sein de la population quant au nombre des naissances, le taux de mortalité infantile et le nombre des mère célibataires qui considèrent leurs enfants comme indésirables.
D’autre part, le vide juridique en matière d’adoption et l’absence de contrôle aux frontières ne font que faciliter le travail des trafiquants d’enfants, selon M. Dockweiler.
Le trafic d’organes est particulièrement lucratif, selon M. Dockweiler, puisqu’un rein humain, révèle-t-il, est vendu aux États-Unis 9.000 dollars, et que dans certains cas des clients vont jusqu’à payer 20.000 dollars, en fonction du groupe sanguin du donneur contraint et forcé. Parmi les autres organes très recherchés, M. Dockweiler cite la cornée et la moelle épinière.
Quant à l’exploitation du travail des enfants, le président de Terra Nova constate que la source principale en est la migration des familles pauvres, essentiellement des hauts plateaux boliviens vers les pays limitrophes.
Il cite en exemple le cas du nord de l’Argentine où des milliers d’enfants travaillent avec leurs pères dans des fermes agricoles, dans des conditions proches de l’esclavage.

sLA PAZ, 12 Juin (AFP). —Quelque 3.500 enfants appartenant aux ethnies amérindiennes aymara, quechua et tupiguarani des région frontalières de la Bolivie disparaissent chaque mois du fait des activités illicites des mafias internationales liées aux organisations locales de ces régions, s’indigne dimanche un organisme privé.Ces organisations se livrent au commerce des organes de ces enfants, ou contraignent ces derniers à se prostituer, ou encore à travailler, souligne le président de Terra Nova Libertis, Jorge Dockweiler, précisant que ce commerce illégal génère chaque année des gains de près de 5 millions de dollars.Il est particulièrement focalisé sur ces trois ethnies, car elles ne figurent pas sur la liste des préférences des familles sans enfants, de race blanche et provenant des pays industrialisés, que...