Comme son heroïne, elle s’est pendue. Difficile alors d’avoir une lecture objective de ce testament littéraire. Isabel Marie et son personnage sans nom se confondent. L’histoire de l’une est aussi sans doute celle de l’autre «Mal aimée, je devais mal vivre»: une naissance dans une prison espagnole durant la guerre civile, une mère menant double vie qui l’abandonne, le père dont on ne sait si c’est un lâche hidalgo collabo ou résistant gitan, une famille d’adoption violente et libidineuse, un mariage sans amour... En héritant d’une vieille malle ayant appartenu à sa mère, Isabel Marie a comblé un passé truffé de mensonges. Elle a voulu raconter son histoire et que son histoire soit la dernière.
Actualités - Chronologie
La malle d'Isabel Marie
Par GHANDOUR Maya, le 03 juin 1997 à 00h00
Comme son heroïne, elle s’est pendue. Difficile alors d’avoir une lecture objective de ce testament littéraire. Isabel Marie et son personnage sans nom se confondent. L’histoire de l’une est aussi sans doute celle de l’autre «Mal aimée, je devais mal vivre»: une naissance dans une prison espagnole durant la guerre civile, une mère menant double vie qui l’abandonne, le père dont on ne sait si c’est un lâche hidalgo collabo ou résistant gitan, une famille d’adoption violente et libidineuse, un mariage sans amour... En héritant d’une vieille malle ayant appartenu à sa mère, Isabel Marie a comblé un passé truffé de mensonges. Elle a voulu raconter son histoire et que son histoire soit la dernière.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir