«Je pense qu’il y a deux chances sur trois que la gauche confirme au second tour son succès du premier et une sur trois que la droite renverse la tendance», a-t-il dit sur Reuters Financial Television.
Il a estimé que le président, Jacques Chirac, devra se battre pour renverser le courant du premier tour.
«Ça sera très difficile, M. Chirac devra montrer qu’il s’engage personnellement dans la bataille», a-t-il ajouté.
Selon Roland Cayrol, Jacques Chirac «est le seul à pouvoir renverser le courant. S’il veut s’engager personnellement dans la campagne, s’il laisse entendre qu’il ne gardera pas M. Juppé au poste de premier ministre, qu’il nommera une nouvelle équipe pour une autre politique, un renversement sera alors possible».
Il souligne que le premier tour a probablement constitué une surprise pour les électeurs. «Avant le premier tour, cinq Français sur six prévoyaient une victoire facile de la droite».
«Cette surprise pourrait influencer le comportement des électeurs pour le second tour. Les gens doivent tenir compte du résultat du premier tour et décider si vraiment ils veulent la gauche au pouvoir».
Il note également que «le résultat du premier tour confirme le comportement électoral des Français qui, à l’occasion des législatives ou d’une présidentielle, utilisent leurs bulletins de vote pour sanctionner le gouvernement en place».
Roland Cayrol ajoute que le Front national, qui a recueilli environ 15% des voix, représente une force qui comptera dans les élections à venir.
Ainsi, le FN tentera d’arbitrer entre la droite et la gauche dans une centaine de circonscriptions et «maintiendra ses candidats partout où ce sera possible».


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