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Actualités - Chronologie

Les suisses réagissent aux critiques américaines et juives

GENEVE, 25 Mai (AFP). — Le quotidien lausannois «le Matin» a consacré cinq pages à des lettres de lecteurs répondant, sur un ton parfois antisémite ou anti-américain, aux critiques visant la Suisse pour ses achats d’or hitlérien et la non-restitution d’avoirs jadis déposés par des juifs exterminés plus tard par les nazis.
Sur la cinquantaine de lettres publiées, avec le nom de leurs auteurs et leur ville de résidence, certaines acceptent une responsabilité des banques suisses et du pouvoir politique de l’époque de la Seconde Guerre mondiale.
Mais généralement, comme l’observe en commentaire le quotidien, les auteurs des lettres, tout en exigeant que la vérité soit faite, réclament aussi «une attitude très ferme de la part de nos autorités pour qu’elles contre-attaquent face aux accusations jugées outrancières émises par les Américains».
«La Suisse des années de guerre n’était ni blanche, ni noire, ni nazie ni angélique. Elle avait peur et elle cherchait à survivre dans un environnement international dramatique», ajoute «Le Matin».
«Le Congrès juif mondial doit cesser ses invectives à l’adresse de la Suisse», écrit un des lecteurs du journal, tandis qu’un autre dénonce «le lobby juif américain».
Un lecteur invite le sénateur américain Alfonse d’Amato, très actif dans la critique de la Suisse, à chercher plutôt qui est responsable «de l’extermination des Indiens, de la mise en esclavage des noirs, de la crémation de dizaines de milliers de Japonais à Hiroshima et Nagasaki, ou encore des massacres perpétrés par l’oncle Sam au Vietnam, en Iran, en Irak et j’en passe».
«Versons tout l’argent de toutes les banques établies en Suisse à l’Etat d’Israël et plus personne ne parlera de l’or nazi», suggère ironiquement un autre lecteur.
L’auteur d’une lettre se déclare «outré de constater que nos hommes politiques et une partie de la presse baissent leur culotte devant les Américains et les Juifs».
Il se demande comment «les juifs allemands» ont eu «la possibilité de planquer leur argent en Suisse» alors que l’Allemagne comptait des millions de chômeurs dans les années 1930, au moment de l’arrivée au pouvoir de Hitler.
Un autre affirme: «Ce que la Suisse fait à l’égard des juifs est tout à fait stupide et infondé (...) Leur principal souci est bien le pognon».
Mais un autre considère que «ce qui est infâme, lâche et abject, c’est que certains groupes financiers, industriels et hommes politiques de l’époque ont carrément collaboré, se sont enrichis sous le couvert de notre neutralité».
Un des lecteurs déclare: «demandons pardon pour cette indifférence du peuple suisse de l’«époque», ajoutant: «que la lumière soit faite sur cet or volé à des gens martyrisés est une obligation morale».
Un autre déclare: «Si les responsables suisses, banquiers, politiques et industriels, se sont comportés comme des receleurs durant la dernière guerre mondiale, il est juste que réparations et dédommagements soient apportés aux victimes et descendants des victimes».
GENEVE, 25 Mai (AFP). — Le quotidien lausannois «le Matin» a consacré cinq pages à des lettres de lecteurs répondant, sur un ton parfois antisémite ou anti-américain, aux critiques visant la Suisse pour ses achats d’or hitlérien et la non-restitution d’avoirs jadis déposés par des juifs exterminés plus tard par les nazis.Sur la cinquantaine de lettres publiées, avec le nom de leurs auteurs et leur ville de résidence, certaines acceptent une responsabilité des banques suisses et du pouvoir politique de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Mais généralement, comme l’observe en commentaire le quotidien, les auteurs des lettres, tout en exigeant que la vérité soit faite, réclament aussi «une attitude très ferme de la part de nos autorités pour qu’elles contre-attaquent face aux accusations jugées...