La progression du PIB (produit intérieur brut) a été seulement de 3,6% en 1995 (contre plus de 6% au cours des années précédentes) et une nouvelle baisse a été enregistrée en 1996 en dépit des bonnes récoltes agricoles, ajoute le journal, organe du parti Baas au pouvoir, sans plus de précision.
Les récoltes agricoles ont atteint 700.000 tonnes pour le coton en 1996 et 4,29 millions de tonnes pour le blé durant la même année, indique cette étude réalisée par la Chambre de commerce de Damas.
«La crise s’est aggravée en raison du recul des exportations: les surplus agricoles n’ont pas été exportés et les produits manufacturés syriens sont chers et ne peuvent concurrencer les produits internationaux», ajoute le texte.
Les exportations syriennes ont atteint 39,8 milliards de livres syriennes (SYP, environ 800 millions de dollars) en 1994 contre 47,3 mds SYP (950 millions de dollars) en 1990.
Les importations ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années: de 26,9 mds SYP en 1990 (540 millions de dollars), elles ont atteint 52,8 mds (1,06 milliard de dollars) en 1995, précise l’étude.
Le manque de liquidités, qui s’est fait sentir depuis trois ans, s’est aggravé en 1996 et a conduit au marasme économique et à l’inflation, affirme le texte sans donner de chiffre.
L’étude impute le manque de liquidités notamment aux «bas salaires» des Syriens qui n’ont pas suivi la hausse des prix. Le salaire moyen en Syrie est de 3.950 SYP, soit 80 dollars.
L’étude évoque également le déficit budgétaire qui a atteint 50,28 mds SYP en 1996.
La Syrie s’est engagée au cours des dix dernières années dans un programme de réformes prévoyant notamment une libéralisation graduelle de son économie dirigiste.


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