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Actualités - Chronologie

L'Europe, un thème incontournable de la campagne

LONDRES, 28 Avril (AFP). — L’Europe a fini par dominer la campagne pour les élections générales du 1er mai au Royaume-Uni, après une entrée en scène tardive et alors qu’aucun des grands partis n’avait l’intention de mettre l’accent sur ce thème dangereux pour tous.
Plus que tout autre, l’état-major conservateur redoutait que le débat se concentre sur ce sujet, de peur que le parti n’étale une fois encore ses divisions au grand jour.
Il a été épargné durant les quatre premières semaines de la campagne. Un miracle, quand on sait que le gouvernement affichait encore publiquement ses dissensions sur la monnaie unique 15 jours avant la convocation des élections.
Tout n’allait pas pour le mieux dans la campagne du premier ministre John Major puisque le terrain médiatique était principalement occupé par une affaire de corruption de députés conservateurs, payés par un homme d’affaires qui leur demandait de poser des questions à la Chambre des communes pour mieux combattre un concurrent.
Pour le reste, les débats portaient sur un grand classique de la politique britannique: les impôts. Les travaillistes accusaient les conservateurs d’avoir trahi leurs promesses passées et de les avoir augmentés. Le Labour, répliquaient les Tories, retrouvera ses «instincts» de leveur d’impôts, quoi qu’il en dise.
A ce stade, les travaillistes, moins vulnérables mais également divisés sur l’UE, n’essayaient guère d’en faire un cheval de bataille d’autant que, sur le papier, leur position est exactement identique à celle des conservateurs.
Alors que la campagne, la plus longue depuis la guerre, commençait à tourner en rond et s’enliser dans les attaques personnelles, quelques députés eurosceptiques craignant pour leur siège se décidaient à briser le tabou difficilement imposé par M. Major et décidaient de s’exprimer publiquement contre une adhésion britannique à la future monnaie unique.
Le programme officiel du parti était ainsi désavoué par ses propres candidats et l’UE faisait une entrée fracassante dans la campagne pour ne plus la quitter.
L’affaire donnait l’occasion au leader travailliste Tony Blair de porter le fer sur le thème de l’autorité, comaparant celle dont il a fait preuve pour réformer le Labour à celle qui manque à M. Major pour «tenir» son parti.
L’éducation, priorité numéro un du programme travailliste, a figuré en bonne place mais l’acceptation par le Labour d’une certaine dose de sélection a dépassionné le débat.
LONDRES, 28 Avril (AFP). — L’Europe a fini par dominer la campagne pour les élections générales du 1er mai au Royaume-Uni, après une entrée en scène tardive et alors qu’aucun des grands partis n’avait l’intention de mettre l’accent sur ce thème dangereux pour tous.Plus que tout autre, l’état-major conservateur redoutait que le débat se concentre sur ce sujet, de peur que le parti n’étale une fois encore ses divisions au grand jour.Il a été épargné durant les quatre premières semaines de la campagne. Un miracle, quand on sait que le gouvernement affichait encore publiquement ses dissensions sur la monnaie unique 15 jours avant la convocation des élections.Tout n’allait pas pour le mieux dans la campagne du premier ministre John Major puisque le terrain médiatique était principalement occupé par une...