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Actualités - Chronologie

L'ONUDI toujours menacée de disparition

VIENNE, 23 Avril (AFP). — Vingt pays industriels et 33 pays en développement se sont réunis en début de semaine au siège de l’ONUDI à Vienne en session extraordinaire pour débattre de l’avenir de cette agence spécialisée de l’ONU, menacée de disparition depuis le départ des Etats-Unis le 31 décembre.
Les 53 membres du Conseil de développement industriel, exécutif politique de l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le développement industriel), ont à l’étude trois scénarios pour l’organisation à laquelle appartiennent encore actuellement 168 pays: maintien en tant qu’institution indépendante, rattachement au secrétariat général à New York ou fusion avec une autre agence de l’ONU.
Signe des temps, le directeur général de l’ONUDI, Mauricio de Maria y Campos (Mexique), a annoncé à l’ouverture de la réunion qu’il ne briguerait pas de deuxième mandat «en raison du manque d’engagement de plusieurs Etats membres concernant l’avenir» de l’organisation.
M. de Maria y Campos, dont le mandat de quatre ans expire à la fin de l’année, a fait valoir que les Etats-Unis non seulement s’étaient retirés de l’ONUDI mis «continuaient de ne pas régler» leurs arriérés qui s’élèvent, selon l’un de ses porte-parole, à 66,7 millions de dollars.
Il s’est référé aussi à «d’autres pays développés qui ont exprimé récemment des doutes sur le rôle futur» de l’ONUDI qui est spécialisée dans l’aide au développement industriel du tiers monde et des régimes post-communistes. Il a «regretté» enfin que «certains» pays industriels «tirent prétexte de la réforme de l’ONUDI pour exiger» une nouvelle réduction de ses activités.
La Grande-Bretagne et l’Australie ont annoncé en décembre dernier leur intention de quitter l’ONUDI à leur tour le 31 décembre 1997. Les deux pays versent ensemble 10% des fonds de l’Organisation.
Londres s’est toutefois déclaré prêt à revoir in extremis sa décision s’il y avait des réformes suffisantes de l’ensemble du système des Nations Unies.
L’Allemagne, devenue le deuxième pourvoyeur de fonds de l’ONUDI avec une quote-part de 12,5% derrière le Japon (21%) à la suite du retrait américain, a déclaré en décembre 1996 qu’elle déciderait de rester ou de partir à la fin de 1997. Selon des sources diplomatiques, elle pose pour condition de son maintien de nouvelles coupes claires dans le budget de l’Organisation.
Dans un rapport établi en vue de la réunion, M. de Maria y Campos rappelle que l’ONUDI a déjà resserré ses activités depuis 1993, réduit son budget biennal de 25% à 158 millions de dollars (1996-97) après la défection américaine et son personnel de 36,6% dans les trois dernières années (à 817 titulaires).
Il se dit prêt à de nouveaux efforts en fixant la barre des nouvelles compressions budgétaires possibles à 20%.Q
VIENNE, 23 Avril (AFP). — Vingt pays industriels et 33 pays en développement se sont réunis en début de semaine au siège de l’ONUDI à Vienne en session extraordinaire pour débattre de l’avenir de cette agence spécialisée de l’ONU, menacée de disparition depuis le départ des Etats-Unis le 31 décembre.Les 53 membres du Conseil de développement industriel, exécutif politique de l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le développement industriel), ont à l’étude trois scénarios pour l’organisation à laquelle appartiennent encore actuellement 168 pays: maintien en tant qu’institution indépendante, rattachement au secrétariat général à New York ou fusion avec une autre agence de l’ONU.Signe des temps, le directeur général de l’ONUDI, Mauricio de Maria y Campos (Mexique), a annoncé à...