Ce comité, composé de 24 membres (12 RPR et 12 UDF), est animé par le premier ministre Alain Juppé, également président du RPR, et par son homologue UDF François Léotard.
Ils sont secondés par les secrétaires généraux des deux formations, Jean-François Mancel (RPR) et Claude Goasguen (UDF), dont les directeurs de cabinet sont le RPR Patrick Stéfanini et l’UDF Renaud Donnedieu de Vabre.
Le «comité de pilotage» devrait prendre ses quartiers avant la fin de la semaine dans un immeuble bordant le square de Luynes, dans le VIIe arrondissement.
Contrairement à de précédentes élections législatives, RPR et UDF ne se présenteront pas sous un sigle commun. Chacune des formations ira à la bataille sous sa propre étiquette.
«Il y aura des candidats RPR, il y aura des candidats UDF», a annoncé François Léotard, à l’issue d’une réunion du bureau politique de la confédération.
La commission RPR-UDF des investitures a siégé pour la dernière fois et la liste des candidatures communes devrait être publiée jeudi, après la réunion, mercredi soir, du Conseil national du RPR.
Une dizaine de meetings sont prévus à travers la France en présence d’Alain Juppé et de François Léotard, le premier ayant lieu jeudi soir à Marseille.
Le premier ministre qui, dans la tradition de la Ve République, est aussi le chef de la majorité, a réuni au Palais des congrès à Paris, après un déjeuner rassemblant à Matignon les dirigeants de la majorité, les parlementaires RPR et UDF.
«Nous sommes prêts»
«Nous voici maintenant côte à côte, main dans la main, en ordre de marche. Dans cette marche commune, je voudrais que nous soyons à la fois pugnaces, unis et confiants, leur a déclaré le chef du gouvernement. Nous sommes prêts et rassemblés, soyons donc confiants».
«Si nous nous conduisons comme des hommes de foi et d’enthousiasme, alors nous décuplerons nos chances de victoire et les chances de la France», a-t-il lancé.
Son discours a été chaleureusement applaudi par les députés et sénateurs de la majorité. «Pédagogique, mobilisateur et pleinement dans la ligne défendue par l’UDF», a commenté Gilles de Robien, président du groupe UDF de l’Assemblée.
«Très positif. J’ai trouvé que le premier ministre avait prononcé le discours qu’il fallait, avait tracé les perspectives pour la majorité, s’était engagé avec enthousiasme au service de la France. C’était un excellent lancement de campagne», a pour sa part affirmé le RPR «balladurien» Nicolas Sarkozy.
L’accueil a été le même pour les quelques mots prononcés un peu plus tard par Alain Juppé devant les députés sortants UDF. Le premier ministre s’est félicité du fait que les thèmes qu’il avait retenus pour la campagne étaient les mêmes que ceux sélectionnés par le bureau politique de la confédération libéralo-centriste.
Dans la matinée, la direction de l’UDF avait annoncé qu’elle ferait de l’Europe, de la décentralisation et de la baisse des charges les «trois thèmes majeurs» de sa campagne pour les élections législatives.


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