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Actualités - Chronologie

Prix Choucri Cardahi

L’Académie des sciences morales et politiques (Institut de France) a créé le 4 du mois courant un prix Choucri Cardahi, du nom du grand juriste libanais disparu et qui en fut un membre éminent.
C’est l’ancien premier ministre M. Pierre Messmer, secrétaire perpétuel de l’Académie, qui a présidé la cérémonie durant laquelle la création de ce prix a été annoncée.
A ses côtés étaient présents nombre d’académiciens et de juristes ainsi que M. Pierre Cardahi, fils de Choucri Cardahi. Dans un mot de circonstance, M. Cardahi, après avoir remercié les membres de l’Académie pour leur geste et leur initiative pour faire connaître les mérites de celui en mémoire de qui un prix a été créé, a rappelé certains passages du discours qui a été prononcé par l’ambassadeur de France au Liban, le baron Robert de Boisséson, qui, à l’époque, avait remis au nom du président de la République française le général de Gaulle les insignes de l’Ordre de la légion d’honneur à Choucri Cardahi.
L’ambassadeur avait ce jour-là dit: «Mon cher ami, si, dans l’esquisse que je viens de tracer, vous relevez quelques lacunes, vous pourrez, sans doute, me le pardonner facilement, car vous conviendrez que, lorsqu’on parle de vous, on ne peut être sûr de ne rien oublier».
Et l’ambassadeur de poursuivre... «Je voudrais ajouter que vous êtes bien plus grand qu’un juriste; vous êtes un homme de cœur, à l’esprit remarquablement vif et large, aux convictions fortes et solides et dont l’amitié est précieuse parce qu’elle est, à la fois, chaude et loyale. Vous savez être critique sans aigreur; et votre connaissance aigue de l’humanité n’a découragé chez vous ni l’amour du prochain, ni votre sentiment de devoir envers lui (...)».
M. Cardahi a eu recours aussi à un texte tiré, lui, du témoignage qu’a donné Jean Guitton, philosophe catholique, sur Choucri Cardahi, dont il venait d’apprendre la mort subite.
(...) «Je le mettais au-dessus de tous, a-t-il écrit, pour sa foi profonde, pour sa dévotion envers notre Académie, pour ses qualités d’écrivain — et plus encore (...) pour son cœur magnanime et tendre, pour sa délicatesse infinie dans l’amitié (...)».
«Il élevait au plus haut tout ce qu’il étudiait. Il aimait ses amis en Dieu. Il donnait confiance, sérénité, douceur et force, espérance et amour. Il faisait aimer le Liban dont il représentait les plus hautes vertus (...)».
L’Académie remettra son premier prix Choucri Cardahi le lundi 17 novembre 1997.
L’Académie des sciences morales et politiques (Institut de France) a créé le 4 du mois courant un prix Choucri Cardahi, du nom du grand juriste libanais disparu et qui en fut un membre éminent.C’est l’ancien premier ministre M. Pierre Messmer, secrétaire perpétuel de l’Académie, qui a présidé la cérémonie durant laquelle la création de ce prix a été annoncée.A ses côtés étaient présents nombre d’académiciens et de juristes ainsi que M. Pierre Cardahi, fils de Choucri Cardahi. Dans un mot de circonstance, M. Cardahi, après avoir remercié les membres de l’Académie pour leur geste et leur initiative pour faire connaître les mérites de celui en mémoire de qui un prix a été créé, a rappelé certains passages du discours qui a été prononcé par l’ambassadeur de France au Liban, le baron Robert de...