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Actualités - Chronologie

Le programme conservateur : la continuité plus une gaterie fiscale

LONDRES, 21 Avril (AFP). — Après dix-huit ans de pouvoir, le Parti conservateur britannique ne peut guère offrir qu’un programme qui «continue sur la route du succès et des réalisations», pimenté par une promesse électorale: une baisse d’impôts pour les couples mariés.
Après des années de rigueur budgétaire, le premier ministre John Major a sorti de sa poche cette mesure, qui devrait permettre à près de deux millions de couples mariés, dont l’un des conjoints ne travaille pas, d’accroître leur revenu annuel d’environ 900 livres (1.400 dollars).
Les conservateurs se donnent également comme but de ramener de 23 à 20% la tranche principale de l’impôt sur le revenu durant la prochaine législature de cinq ans. Parallèlement, l’imposition des PME sera réduite. La participation des salariés au capital des grandes sociétés sera encouragée.
Fidèles au dogme libéral, à l’origine selon eux de la croissance économique britannique, les tories veulent privatiser le métro de Londres, mais la somme récoltée sera investie dans le réseau délabré.
Le droit de grève dans les services au public (énergie, transport) sera limité et les syndicats seront financièrement responsables des pertes occasionnées par les mouvements.
Les tories proposent aussi de privatiser sur cinquante ans le système général de retraites, ce qui se traduirait par l’abandon de la retraite par répartition, où les actifs paient pour les retraités.
L’inflation sera contenue à un maximum de 2,5% et les prélèvements publics seront limités à 40% du PIB.
Au chapitre européen, il n’est pas question de revenir sur le rejet du chapitre social du traité de Maastricht, et la politique gouvernementale du «wait and see» est réaffirmée pour l’union monétaire qui devra, si Londres décide de rejoindre l’euro, être sanctionnée par le Parlement puis par un référendum. Le manifeste conservateur juge «très improbable» que la monnaie unique démarre en 1999 comme prévu.

L’unité du royaume

Sur le papier, cette politique est identique à celle du Labour, mais les candidats tories ont été autorisés à s’en écarter et, si les conservateurs gardaient le pouvoir, leur majorité parlementaire comprendrait de nombreux députés élus sur leurs crédos anti-euro.
Les tories répètent aussi leur hostilité à une «Europe fédérale». «Nous n’accepterons pas d’autres changements dans le traité (de Maastricht) qui centraliseraient davantage le processus de décision et réduiraient la souveraineté nationale», affirme leur programme.
Sur le plan intérieur, les conservateurs réaffirment leur attachement à «l’unité du royaume», contrairement aux promesses travaillistes d’autonomies écossaise et galloise.
Contre le crime, les tories détaillent un arsenal répressif: accélérer les jugements contre les jeunes délinquants, introduire des peines minimum pour les récidivistes et la perpétuité systématique pour un second crime grave, installer 10.000 caméras de surveillance dans les villes d’ici 1999, généraliser la pratique du bracelet électronique pour les criminels, créer 8.500 lits de prison d’ici 2000 et instaurer une carte d’identité facultative.
Les tories s’engagent à «continuer, année après année, à augmenter les ressources» du système de santé public, très critiqué pour son manque d’efficacité et ses listes d’attente.
Evaluation des connaissances dès l’âge de 5 ans, notation des enseignants, tables de performance des écoles: les conservateurs veulent contrôler au plus près l’éducation, tout en maintenant la grande autonomie accordée aux établissements privés ou subventionnés.
La lutte contre les fraudeurs aux allocations sociales sera renforcée, les congés pour ceux s’occupant de malades ou de personnes âgées seront facilités, le passage au privé des logements sociaux sera encouragé.
LONDRES, 21 Avril (AFP). — Après dix-huit ans de pouvoir, le Parti conservateur britannique ne peut guère offrir qu’un programme qui «continue sur la route du succès et des réalisations», pimenté par une promesse électorale: une baisse d’impôts pour les couples mariés.Après des années de rigueur budgétaire, le premier ministre John Major a sorti de sa poche cette mesure, qui devrait permettre à près de deux millions de couples mariés, dont l’un des conjoints ne travaille pas, d’accroître leur revenu annuel d’environ 900 livres (1.400 dollars).Les conservateurs se donnent également comme but de ramener de 23 à 20% la tranche principale de l’impôt sur le revenu durant la prochaine législature de cinq ans. Parallèlement, l’imposition des PME sera réduite. La participation des salariés au capital des...