Face à cette menace permanente que faire?
Certes, il serait facile et peut-être même réaliste de dire que rien ne peut être entrepris. en effet, que peut l’homme face à l’activité géologique de la planète sinon l’observer, l’analyser et implorer le ciel. Ainsi, les technologies les plus avancées ne permettent de prévoir un tremblement de terre que quelques minutes à l’avance.
Mais si ces surprises sont rarement prévisibles et toujours non-influençables, il n’en reste pas moins qu’une part de responsabilité, aussi infirme soit-elle, incombe à l’homme. Cela, certaines nations l’ont bien compris en le traduisant sur le terrain par l’adoption de contre-mesures sismiques dans leurs constructions, qu’il s’agisse de ponts, de tunnels, d’immeubles. Dès lors, on constate que le monde avance sans nous!
C’est pourquoi une législation appropriée — actuellement sous étude — exige d’être activée pour remédier aux possibles conséquences désastreuses des mouvements sismiques.
Le vote et la promulgation d’une pareille législation rendraient obligatoire la construction des bâtiments conformément aux mesures de sécurité antisismiques. Ainsi, il set fâcheux de constater que le code de l’urbanisme ne prévoit nullement de telles mesures dans un pays où la menace est permanente et où inévitablement, et comme partout ailleurs, les tremblements de terre se produisent à des degrés variables. Il convient par ailleurs d’assortir à l’application de cette loi des mesures obligatoires liées à l’octroi du permis de construire, lequel ne serait accordé qu’après vérification sérieuse par les services responsables de l’urbanisme et des municipalités que les normes antisismiques ont été bien intégrées à la construction.
Ainsi donc, et à défaut de prévoir les tremblements de terre, il y aurait au moins une chance d’éviter la perte de vies humaines et de limiter les dégâts dans notre pays aux possibilités financières bien limitées.
Georges H. MALLAT
Avocat à la Cour


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