Jamais depuis quatre ans les Parisiens, tenants du titre, ne se sont trouvés dans une situation aussi délicate et jamais ils n’ont paru aussi vulnérables face à un adversaire a priori plus faible mais qui aura l’avantage de jouer devant son exubérant public.
Une élimination en quart de finale aurait le mérite de la logique dans une saison où le PSG n’a pour l’instant rempli aucun de ses objectifs.
Mais après les défaites contre la Juventus en supercoupe (6-1) et contre Clermont-Ferrand en coupe de France, un revers contre Athènes remettrait en question la dimension européenne de Paris.
A l’inverse, une qualification viendrait au moins entretenir l’illusion et Ricardo pourrait justement dire qu’il a fait aussi bien que ses prédécesseurs, Artur Jorge et Luis Fernandez, qui, depuis quatre ans, ont immanquablement conduit Paris dans le dernier carré d’une coupe d’Europe.
Un coup de poker
S’essayant à l’optimisme, le coach parisien veut croire à un sursaut de ses troupes face à l’obstacle.
«Je pense que nous avons 50% de chances de nous qualifier, affirme-t-il. Il ne faut pas oublier que les Grecs vont devoir marquer pour s’imposer et ils devront prendre des risques. A nous de procéder en contre».
Implicitement, le stratège brésilien reconnaît la différence de niveau entre son équipe et celle de la saison passée. Paris ne peut plus envisager d’imposer son jeu aux Grecs et tentera de réussir un coup de poker au stade Filadelfia jeudi soir.
L’attaque n’est plus le point fort du PSG, qui, depuis la reprise mi-janvier, n’a inscrit que sept buts en six matches de championnat, dont trois dans la seule rencontre contre Lyon au Parc.
L’ancien Messin Cyrille Pouget, ne parvenant pas à trouver sa place sur le front de l’attaque, Ricardo devrait aligner un seul attaquant, Patrice Loko, épaulé par le Brésilien Leonardo.
En proie aux doutes, Vincent Guérin devrait retrouver sa place en milieu de terrain, associé à Benoît Cauet, Jérôme Leroy et le capitaine Raï.
La défense devrait être articulée autour du stoppeur Bruno N’Gotty, un moment incertain en raison d’une blessure à la cuisse, et de Paul Le Guen, le titulaire Alain Roche étant toujours absent.
«L’ambiance nous sera défavorable, admet Ricardo, mais elle peut se retourner si nous jouons bien». Et c’est là toute la question.
Liverpool, Barcelone
et la Fiorentina
en position de force
Liverpool, le FC Barcelone et la Fiorentina aborderont en position de force les quarts de finale.
Après son match nul à Bergen (1-1), Liverpool devrait assurer à Anfield Road sa qualification pour les demi-finales, mais les «Reds» devront se méfier de ces Norvégiens qui ont déjà accroché les Néerlandais du PSV Eindhoven à leur tableau de chasse au tour précédent.
La Fiorentina, qui a fait le plus dur lors de la première manche en s’imposant à Lisbonne face à Benfica (2-0), a la qualification en poche alors que le FC Barcelone, vainqueur de l’AIK Solna (3-1) au Nou Camp, semble à l’abri d’une mauvaise surprise à Stockholm. Encore que le club catalan, qui jouera sans Laurent Blanc ni Luis Enrique (suspendus), est capable dans un mauvais jour de passer à côté du sujet...


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