Fakhoury contre toute atteinte aux pouvoirs du Mohafez de Beyrouth
le 04 mars 1997 à 00h00
Le ministre de l’Agriculture Chawki Fakhoury a vivement rejeté hier toute tentative de dépouiller le mohafez de Beyrouth de ses prérogatives au profit du conseil municipal de la capitale, estimant qu’une telle mesure constituerait «un acte délibéré d’injustice», à l’égard de la communauté chrétienne en général et des grecs-orthodoxes en particulier. Le poste de mohafez de Beyrouth est généralement attribué à un grec-orthodoxe ou, à défaut, à un autre chrétien, alors que le président du conseil municipal est un sunnite.
«On tente de dépouiller (le mohafez de Beyrouth) de ses pouvoirs par le biais du projet de décentralisation administrative», a relevé M. Fakhoury dans une déclaration, en rappelant que le mohafez de la capitale s’était vu attribuer, contrairement à ses collègues des autres régions, des pouvoirs exécutifs élargis, en vertu du «statut spécial» donné à Beyrouth dans un but d’équilibre entre les communautés chrétienne et musulmane.
«De par ma qualité de représentant grec-orthodoxe au Parlement et au Conseil des ministres, il serait hors de question pour moi d’accepter toute modification dans ce statut spécial, qui constituerait le cas échéant un acte délibéré d’injustice envers les droits de la communauté grecque-orthodoxe en particulier, voire des chrétiens en général», a lancé le ministre, soulignant qu’il œuvrera toujours à ce que Beyrouth, «demeure comme l’ont voulu ceux qui nous ont précédés, un reflet de l’unité nationale». Cette prise de position de M. Fakhoury intervient quelques jours après celle de l’ancien vice-président de l’Assemblée Michel Maalouli, qui avait également dénoncé, jeudi dernier, les atteintes projetées aux prérogatives du mohafez de Beyrouth, et, plus généralement, «la marginalisation des grecs-orthodoxes au niveau de l’organigramme officiel de l’Etat».
Le ministre de l’Agriculture Chawki Fakhoury a vivement rejeté hier toute tentative de dépouiller le mohafez de Beyrouth de ses prérogatives au profit du conseil municipal de la capitale, estimant qu’une telle mesure constituerait «un acte délibéré d’injustice», à l’égard de la communauté chrétienne en général et des grecs-orthodoxes en particulier.Le poste de mohafez de Beyrouth est généralement attribué à un grec-orthodoxe ou, à défaut, à un autre chrétien, alors que le président du conseil municipal est un sunnite.«On tente de dépouiller (le mohafez de Beyrouth) de ses pouvoirs par le biais du projet de décentralisation administrative», a relevé M. Fakhoury dans une déclaration, en rappelant que le mohafez de la capitale s’était vu attribuer, contrairement à ses collègues des autres régions,...
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