«Toutes les dispositions ont été prises pour retirer les plaintes déposées dans le pays et à l’étranger contre son altesse le père de l’émir, cheikh Khalifa ben Hamad al-Thani et le directeur de son cabinet Issa Ghanem Kawari», a indiqué ce communiqué, publié par l’agence officielle du Qatar QNA.
Les deux parties étaient parvenues en octobre dernier à un compromis pour régler le contentieux financier qui les oppose, et une solution définitive a été trouvée le 9 février, selon le communiqué.
Le Qatar avait accusé l’ancien émir, renversé par son fils le 27 juin 1995 lors d’une révolution de palais alors qu’il se trouvait à l’étranger, d’avoir détourné des sommes importantes. L’ancien émir avait également demandé aux pays étrangers de geler ses comptes bancaires en France, en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne, au Luxembourg ainsi que dans les îles anglo-normandes de Jersey et de Guernesey.
Le gouvernement du Qatar n’a jamais précisé le montant des sommes détournées mais la presse économique l’a estimé entre 3 et 8 huit milliards de dollars.
L’ancien émir avait refusé de reconnaître le nouveau régime, et proclamé son intention de reprendre le pouvoir. Une tentative de coup d’Etat, étouffée en février 1996 par les autorités qatariotes avait été imputée à l’ancien émir.
L’émir et son père se sont cependant réconciliés au début de cette année à Paris après une série de rencontres entre les membres de la famille régnante.
Selon un communiqué officiel publié le 4 janvier, les deux parties avaient annoncé leur «décision de mettre fin à leur conflit familial et d’ouvrir une nouvelle page dans leurs relations, fondées sur le respect mutuel».


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