Le coup d’envoi de ce retour aux films catastrophe des années 70 a été donné avec la sortie de «Dante’s Peak», histoire d’une petite ville du nord-ouest des Etats-Unis victime de l’éruption surprise d’un volcan théoriquement éteint. En octobre prochain, c’est Los Angeles qui sera enfouie sous la lave de «Volcano».
«Dante’s Peak», mis en scène par Roger Donaldson, avec Pierce Brosnan et Linda Hamilton, a coûté quelque 100 millions de dollars. «Volcano», dirigé par Mick Jackson, avec Tommy Lee Jones, a un budget d’environ 70 millions de dollars. Pendant plusieurs mois, l’incertitude a régné sur lequel des volcans exploserait le premier. Finalement l’éruption de «Volcano» a été reportée à octobre.
Entre les deux, doivent sortir sur les grands écrans «The Flood» (L’inondation), «Submerged» (Submergés), «Firestorm» (L’incendie), «Cyclone» et «The Titanic».
Les chaînes de télévision ne seront pas en reste: «Le plus grand désastre de l’histoire de l’humanité» figure sur le réseau NBC depuis le 16 février lorsqu’un «Asteroïde» (titre du film) se précipite vers la terre à la vitesse de 54.000 km/h. Et ABC aura sa propre éruption volcanique en février: «Volcano: Fire on the Moutain» (Volcan: le feu sur la montagne).
Le volcan semble la catastrophe à la mode: «Un volcan, c’est un Disneyland du désastre», déclarait l’été dernier au «Los Angeles Times» Dennis Washington, responsable des décors de «Dante’s Peak».
«L’étonnant à propos d’un volcan, renchérissait le producteur Gale Anne Hurd, c’est le nombre de façons dont il peut vous tuer, par rapport à une tornade».
Les créateurs de «Dante’s Peak» et de «Volcano» seront cependant contents si leurs films ont autant de succès que «Twister». Cette histoire d’un ouragan dévastant le Middle West américain, avec un budget de 85 millions de dollars, a rapporté plus de 240 millions de dollars aux guichets des salles américaines en 1996.
Un seul autre film a fait mieux l’an passé et c’était aussi une sorte de film catastrophe: «Independence Day» qui montrait les dégâts infligés à Los Angeles, New York et Washington par une tentative d’invasion des extraterrestres. «Independence Day» a recueilli des recettes sur le marché américain de plus de 300 millions de dollars pour un budget d’environ 75 millions.
Il reste à savoir si les catastrophes de 1997 auront autant de succès que celles de 1996. Un expert estimait récemment que cette accumulation de catastrophes pourrait se révéler catastrophique pour certains. «Il y en a trop au même moment et quelqu’un va devoir en subir les conséquences», a déclaré au quotidien «USA Today» John Krier, de la firme Exhibitor Relations, spécialisée dans le calcul de l’audience d’un film.
Quant au critique du «Los Angeles Times», il écrivait récemment que les films catastrophe «sont devenus la version hollywoodienne des sept fléaux, une série de catastrophes naturelles infligées (...) à un public sans défense qui ne peut qu’espérer survivre et contempler les dégâts.»


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir