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Actualités - Chronologie

Les pays arabes veulent faire tomber leurs barrières économiques

LE CAIRE, 19 Février (AFP). — Les ministres arabes de l’Economie s’apprêtent à adopter un plan pour faire tomber leurs barrières économiques afin de parvenir d’ici dix ans à concrétiser le projet de zone de libre échange arabe, préconisé depuis 50 ans.
Réunis mercredi au Caire, ils ont discuté d’un «plan exécutif» visant à lever progressivement sur une période de dix ans les barrières douanières entre eux. Les ministres doivent poursuivre leurs réunions jeudi matin.
La principale pomme de discorde porte sur le traitement des produits des zones libres existantes dans certains pays arabes, a-t-on indiqué de sources proches des participants.
Néanmoins, «il n’y a pas de divergences de fond, les discussions portent sur les formulations», a affirmé à la presse le ministre égyptien de l’Economie, Mme Nawal al-Tataoui.
Ce plan, qui reste encore sujet à quelques modifications et dont l’AFP a obtenu une copie, doit entrer en vigueur le 1er janvier 1998 et s’achever en 2008. Il stipule que la zone de libre échange arabe se conformera aux réglementations de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Le plan prévoit une série de mesures pour mettre en application la convention sur le développement des échanges commerciaux arabes qui date de 1981 et à laquelle 16 des 22 pays membres de la Ligue arabe ont adhéré.L’Egypte, le plus grand pays arabe, ne fait pas partie des signataires de cette convention avec l’Algérie, la Libye, Djibouti, Oman et les Comores. Mais l’adoption du plan «ouvrira la voie à l’adhésion de l’Egypte à cette convention», a indiqué Mme Tataoui.
Pour les pays arabes, la création d’une zone de libre-échange «est devenue une nécessité absolue en raison de la globalisation de l’économie mondiale», a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid.
«La nation arabe est déterminée à œuvrer collectivement pour pouvoir traiter avec les grands blocs économiques dans le monde, notamment après la création de l’OMC», a-t-il ajouté.
«Avec la globalisation du commerce et les changements dynamiques dans les relations économiques internationales, il est nécessaire de développer les capacités du monde arabe afin qu’il puisse s’associer à des partenariats sur une base paritaire avec les pays étrangers», a affirmé pour sa part le ministre émirati de l’Economie et du commerce Saïd Ghobash.

Il a déploré «le manque de coordination entre les pays arabes lors de la première réunion ministérielle de l’OMC qui a eu lieu récemment à Singapour, ce qui a affecté la capacité des pays arabes à défendre leurs intérêts communs».

«L’OMC a permis aux regroupements régionaux de mener des négociations collectives pour la coopération économique, ce qui nécessite la réorganisation du commerce inter-arabe», a ajouté M. Ghobash.
Les échanges commerciaux entre pays arabes «ne dépassent pas 10% de leurs échanges extérieurs», a déclaré à l’AFP M. Hassan Ibrahim secrétaire général du conseil de l’unité économique arabe, organisation spécialisée de la Ligue arabe.

Pour M. Abdel Méguid, «les conditions sont réunies pour la réalisation de la zone de libre-échange arabe». Selon lui, «la précipitation ne sert à rien. Même si cette zone ne voit le jour que dans dix ans, l’essentiel c’est que ça commence».

Il a reconnu que «des craintes peuvent exister» que le nouveau plan reste lettre morte comme les précédents projets de la Ligue, «mais j’ai constaté que les pays arabes prennent désormais au sérieux la zone de libre échange».
LE CAIRE, 19 Février (AFP). — Les ministres arabes de l’Economie s’apprêtent à adopter un plan pour faire tomber leurs barrières économiques afin de parvenir d’ici dix ans à concrétiser le projet de zone de libre échange arabe, préconisé depuis 50 ans.Réunis mercredi au Caire, ils ont discuté d’un «plan exécutif» visant à lever progressivement sur une période de dix ans les barrières douanières entre eux. Les ministres doivent poursuivre leurs réunions jeudi matin.La principale pomme de discorde porte sur le traitement des produits des zones libres existantes dans certains pays arabes, a-t-on indiqué de sources proches des participants.Néanmoins, «il n’y a pas de divergences de fond, les discussions portent sur les formulations», a affirmé à la presse le ministre égyptien de l’Economie, Mme Nawal...