«Nous sommes extrêmement préoccupés par leur comportement agressif», a déclaré le porte-parole de l’ambassade, Chang Moon-Ik.
Des dizaines de diplomates, étudiants et employés nord-coréens ont été mobilisés depuis le début de la crise, mercredi, pour surveiller toute sortie éventuelle de Hwang Jang-yop et son secrétaire de la légation où ils se sont réfugiés pour demander l’asile politique.
Pyongyang a menacé Séoul de représailles et samedi, un Nord-Coréen qui avait fait défection en Corée du Sud en 1982 a été grièvement blessé par balles dans la banlieue sud de Séoul par deux hommes soupçonnés d’être des agents nord-coréens.
«Ils harcèlent en permanence notre personnel et nous prennent en chasse dans leurs voitures lorsque nous rentrons chez nous», a dit M. Chang, ajoutant que beaucoup parmi le personnel de l’ambassade craignent d’éventuelles violences physiques.
Les voitures diplomatiques sud-coréennes sont habituellement prises en chasse par les Nord-Coréens dès qu’elles quittent le périmètre de sécurité du consulat.
Lundi, des voitures de l’ambassade de Corée du Nord continuaient de stationner aux quatre sorties possibles, face aux cordons de policiers en armes. Des véhicules de police sont garés en travers des rues et des herses ont été déroulées sur le sol pour crever les pneus, dans le cas où une voiture tenterait de forcer les barrages.
Le porte-parole sud-coréen s’est déclaré «satisfait» des mesures prises par les forces de sécurité chinoises. «Les Chinois ont renforcé la sécurité jour après jour et nous en sommes satisfaits», a dit M. Chang.
Sécurité
renforcée
Des policiers appartenant à la Police armée du peuple (PAP) — une force paramilitaire — et un canon à eau ont été déployés aux abords du consulat, situé dans le quartier diplomatique de Sanlitun, dans la partie nord-est de la capitale.
Lundi, la situation était calme autour du périmètre de sécurité, et seule une soixantaine de Chinois, pour la plupart d’origine coréenne, attendaient devant les barrages pour demander un visa au consulat. Les policiers ont placé des pancartes en coréen et en chinois indiquant que «pour certaines raisons, les bureaux du consulat sont fermés». Aucune date de réouverture n’est mentionnée.
Moon a indiqué que les négociations avec la partie chinoise continuaient à Pékin pour tenter de trouver une solution à la crise.
Il n’a pas voulu dire si des responsables chinois avaient pu rencontrer personnellement le dignitaire nord-coréen.


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