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Actualités - Chronologie

Stabilité du chiffre d'affaires de Renault en 1996

PARIS, 16 Février (Reuter). — Renault a pratiquement stabilisé son chiffre d’affaires consolidé en 1996, mais les variations ont été importantes dans chacune des branches, la progression du secteur automobile compensant finalement la chute des véhicules industriels et des activités financières.
Dans un communiqué où il prévoit pour 1996 — sans plus de précision — une perte d’exploitation consolidée «sensiblement plus élevée que celle généralement anticipée par le marché», le constructeur souligne la «guerre des prix durable et agressive» dans le secteur automobile, ainsi que dans le poids lourds en Europe.
Renault avait déjà indiqué que l’exploitation de ses branches automobiles et poids lourds perdrait de l’argent en 1996.
Selon un analyste, le marché s’attendait à des pertes d’exploitation d’environ deux milliards de francs dans l’automobile et de 600 millions pour les véhicules industriels, alors que la branche financière devait dégager un excédent de l’ordre de 1,3 milliard. Le résultat d’exploitation global était ainsi attendu en perte de quelque 1,3 milliard.
Après la mise en garde de Renault, le même analyste porte son estimation de perte 1996 de la branche automobile à 2,8 mds.
Dans son communiqué, le groupe souligne que «les efforts engagés en matière de réduction des coûts n’ont pas suffi à compenser les effets négatifs d’un environnement de prix difficile en Europe et de la transition de sa gamme».

Guerre des prix

Au total, le chiffre d’affaires s’est établi à 184.078 contre 184.065 millions de francs, en retrait de 0,11% à structure et méthodes comparables.
Dans la branche automobile, l’année 1996, marquée par un renouvellement important de la gamme (avec notamment de nouvelles versions de la Mégane), a connu une guerre des prix ayant entraîné une forte augmentation des moyens commerciaux. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 146 milliards de francs, en progression de 2,3% à structure et méthodes identiques.
De son côté, la branche des véhicules industriels a souffert d’une forte dégradation du marché aux Etats-Unis où les facturations ont diminué sensiblement, ainsi que d’une guerre des prix qui s’est exacerbée en Europe sur un marché en retrait.
Son chiffre d’affaires a chuté de 9,5% à structure et méthodes identiques, à 30 milliards de francs.
Enfin, la contribution de la branche financière au chiffre d’affaires du groupe s’est élevée à 8,1 milliards de francs, en recul de 4,9%. Cette baisse, précise Renault, résulte notamment de la réduction des taux d’intérêt des prêts accordés à la clientèle, liée à la baisse des taux de refinancement.
En 96, la production globale de Renault a baissé de 1,86%. Ce recul tient essentiellement aux véhicules utilitaires (-10,74%) et industriels (-17,53%), la production de véhicules particuliers (1.523.680 unités) ayant progressé de 0,35%.
Mais les ventes du groupe ont globalement augmenté de 1,65% dont 3,27% pour les véhicules particuliers (1.571.375 unités). Elles ont cependant diminué de 15,96% dans les poids lourds et de 3,36% dans les véhicules utilitaires.
PARIS, 16 Février (Reuter). — Renault a pratiquement stabilisé son chiffre d’affaires consolidé en 1996, mais les variations ont été importantes dans chacune des branches, la progression du secteur automobile compensant finalement la chute des véhicules industriels et des activités financières.Dans un communiqué où il prévoit pour 1996 — sans plus de précision — une perte d’exploitation consolidée «sensiblement plus élevée que celle généralement anticipée par le marché», le constructeur souligne la «guerre des prix durable et agressive» dans le secteur automobile, ainsi que dans le poids lourds en Europe.Renault avait déjà indiqué que l’exploitation de ses branches automobiles et poids lourds perdrait de l’argent en 1996.Selon un analyste, le marché s’attendait à des pertes d’exploitation...