Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Enfin un taxi féminin au Liban Virginie plaque rouge fera-t-elle auto-école? (photos)

Virginie est la première, et pour le moment la seule femme-taxi au Liban rapporte l’AFP. Roula Kabbara en brosse le portrait suivant:
Cheveux blonds, de taille moyenne, 44 ans, Virginie se fait arrêter plusieurs fois par jour par les policiers dans les rues de Beyrouth lorsqu’elle circule dans son taxi.
A chaque fois, c’est la même sommation: «Lorsque vous utilisez la voiture de votre mari à des fins personnelles, vous devez enlever la plaque lumineuse qui signale qu’il s’agit d’un taxi». Et chaque fois, devant le policier interloqué, elle répond qu’elle n’a pas de mari et que le taxi lui appartient.
Virginie est depuis un an la première femme-taxi du Liban et la seule pour le moment, bien que son exemple ait déjà suscité d’autres candidatures féminines.
Possédant sa propre voiture, elle coopère avec un bureau privé, qui en prend une commission, ce qui ramène ses gains à 1.000 dollars par mois.
Ce n’est pas la première fois qu’elle exerce un métier considéré comme dur. Avant de faire le taxi, elle était couseuse de cuir dans une fabrique de confection de chaussures.
«L’entreprise ayant fait faillite, je me suis retrouvée sans ressources. Après être restée un an sans travail, je suis tombée sur une annonce demandant des chauffeurs avec voiture pour une société de taxis, et j’ai réussi à me faire engager».
Le gérant de l’agence, Farès Souaybi, ne cache pas avoir hésité au départ devant cette candidature féminine. «Puis je me suis dit que ça apporterait un plus, un look spécial à mon entreprise, et ma foi, ça marche. Mais je ne veux pas d’une majorité de femmes, c’est pourquoi j’ai refusé trois autres candidatures féminines, dont celui d’une jeune fille de 23 ans».
«Bizarrement», raconte-t-il, «ce sont les femmes qui sont les clientes les plus assidues de Virginie. En général les hommes sont réticents, soit qu’ils ne font pas confiance à la conduite d’une femme, soit qu’ils se sentent atteints dans leur virilité si une femme est aux commandes».
Pourtant Virginie affirme qu’elle n’a eu jusqu’à présent aucun problème avec sa rare clientèle masculine, est un reste toujours habillée d’une manière stricte. «Il est vrai que l’entreprise ne m’envoie comme clients que des messieurs bien», souligne-t-elle.
Les travaux pénibles inhérents à la fonction ne lui font pas peur. Elle affirme savoir sans problème zigzaguer dans les rues étroites de Beyrouth dont elle connaît maintenant par cœur les raccourcis, qu’elle sait relever le capot pour examiner le moteur et dégraisser les bougies, changer un pneu, bref accomplir tout ce que font ses collègues hommes. A une seule exception: «Je ne prends pas des commandes de nuit, cela reste trop risqué... Comme quoi il ne faut jamais confondre courage et folle témérité».
Virginie est la première, et pour le moment la seule femme-taxi au Liban rapporte l’AFP. Roula Kabbara en brosse le portrait suivant:Cheveux blonds, de taille moyenne, 44 ans, Virginie se fait arrêter plusieurs fois par jour par les policiers dans les rues de Beyrouth lorsqu’elle circule dans son taxi.A chaque fois, c’est la même sommation: «Lorsque vous utilisez la voiture de votre mari à des fins personnelles, vous devez enlever la plaque lumineuse qui signale qu’il s’agit d’un taxi». Et chaque fois, devant le policier interloqué, elle répond qu’elle n’a pas de mari et que le taxi lui appartient.Virginie est depuis un an la première femme-taxi du Liban et la seule pour le moment, bien que son exemple ait déjà suscité d’autres candidatures féminines.Possédant sa propre voiture, elle coopère avec un...