«Les manifestations sur la voie publique continueront tant que le PSB (Parti socialiste bulgare, ex-communiste) n’acceptera pas des élections anticipées en mai», a affirmé Ivan Kostov, président de l’Union des forces démocratiques (UFD), la principale formation de l’opposition, qui proteste contre la paupérisation de la population.
Encouragée par l’immense soutien populaire qu’elle suscite avec des manifestations quotidiennes depuis 12 jours, l’opposition restait mercredi plus déterminée que jamais en dépit de la décision du parti au pouvoir, annoncée mardi soir, d’accepter des élections législatives anticipées «à la fin de l’année».
Le PSB, qui détient avec ses petits alliés la majorité absolue au Parlement, avait jusqu’à présent refusé de tenir des élections avant l’expiration du mandat de l’actuel Parlement en décembre 1998.
A Sofia, les chauffeurs de taxi ont cessé le travail en fin de matinée mercredi pour venir se rassembler en klaxonnant devant le Parlement, réuni en séance ordinaire, et qui était protégé par des unités anti-émeute. Quelques centaines de manifestants ont insulté des députés du PSB à leur sortie.
De violents affrontements, qui avaient fait 258 blessés selon l’opposition, avaient eu lieu devant le Parlement dans la nuit de vendredi à samedi dernier.
Les étudiants de Sofia qui conspuent chaque jour les ex-communistes en scandant des slogans tels que «ordures rouges», devaient dans l’après-midi venir déverser des sacs d’ordures rouges devant le Parlement et ensuite les balayer dans un geste symbolique.


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