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Le fils de Naïm Kassem dément tout lien avec l’entrepôt de médicaments suspects à Galerie Semaan


Le fils de Naïm Kassem dément tout lien avec l’entrepôt de médicaments suspects à Galerie Semaan

Des motos passent devant des photos de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo AFP

Mohammad Naïm Kassem, fils du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, a catégoriquement démenti dimanche les allégations de la députée Paula Yacoubian (contestation) selon lesquelles il serait lié à l'entrepôt de médicaments ayant fait l’objet d’une descente des forces de sécurité vendredi dans le secteur de la Galerie Semaan, près de la banlieue sud de Beyrouth. Il a qualifié ces affirmations de « fausses et dénuées de tout fondement ».

M. Kassem a affirmé que Mme Yacoubian aurait dû « vérifier les informations avant de formuler des accusations », soulignant les responsabilités qui lui incombent en tant que députée. Il a précisé que « l’affaire est entre les mains des autorités sécuritaires et judiciaires compétentes, auxquelles il revient d’établir les faits et de déterminer les responsabilités, conformément à la loi ». Le fils du dirigeant chiite a par ailleurs indiqué qu’il se réservait « le droit d’engager des poursuites judiciaires contre quiconque l’impliquerait dans cette affaire sans fournir des preuves ».

Dans une publication sur X dimanche, Mme Yacoubian avait auparavant réclamé « une enquête transparente sur les liens présumés entre Mohammad Kassem et l’homme d’affaires Youssef Ghassan al-Amine, dont les entreprises ont été mentionnées comme étant liées aux entrepôts de médicaments suspects ». Mme Yacoubian a indiqué que « des informations circulant dans le secteur pharmaceutique font état d’un partenariat qui aurait débuté sous le mandat de l’ancien ministre de la Santé Hamad Hassan — durant la période des importations exceptionnelles de médicaments en pleine pandémie de coronavirus — et qui se serait étendu jusqu’en Irak ».

Elle a demandé que « les ministres de la Santé qui se sont succédé soient entendus dans le cadre de l’enquête, et que les autorités examinent d’éventuelles interventions ayant facilité l’octroi de licences d’importation exceptionnelle de médicaments ». Elle a aussi exhorté « les enquêteurs à identifier les bénéficiaires effectifs et les structures de propriété de ces entreprises, en s’appuyant sur les déclarations et documents requis par la réglementation relative à la lutte contre le blanchiment d’argent ».

« Les démentis et les réponses ne sauraient remplacer une enquête transparente » susceptible de révéler la vérité au public, a écrit Mme Yacoubian.

La perquisition

Le différend fait suite à une intervention menée vendredi par les Forces de sécurité intérieure dans des entrepôts pharmaceutiques situés secteur Galerie Semaan. Au cours de cette opération, les agents ont saisi des médicaments jugés impropres à la consommation et ont fait apposer des scellés sur un entrepôt, en vertu d’une décision judiciaire émise par le procureur général près la Cour de cassation Ahmad Rami Hajj, sur saisine du ministre de la Santé Rakan Nassereddine.

Selon des informations rapportées par les médias locaux, des dizaines d’hommes armés ont encerclé une patrouille de la police judiciaire durant l’opération, exigeant que son commandant se retire. Ces individus ont fini par quitter les lieux après l’arrivée de renforts de l’armée libanaise.

Le Hezbollah a démenti tout lien direct ou indirect avec l’entrepôt ou son contenu. Le parti pro-iranien a par ailleurs soutenu que la patrouille de sécurité était entrée dans une zone sensible sans respecter ce qu’il a qualifié de « mécanisme de coordination convenu avec les autorités ».


Mohammad Naïm Kassem, fils du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, a catégoriquement démenti dimanche les allégations de la députée Paula Yacoubian (contestation) selon lesquelles il serait lié à l'entrepôt de médicaments ayant fait l’objet d’une descente des forces de sécurité vendredi dans le secteur de la Galerie Semaan, près de la banlieue sud de Beyrouth. Il a qualifié ces affirmations de « fausses et dénuées de tout fondement ».M. Kassem a affirmé que Mme Yacoubian aurait dû « vérifier les informations avant de formuler des accusations », soulignant les responsabilités qui lui incombent en tant que députée. Il a précisé que « l’affaire est entre les mains des autorités sécuritaires et judiciaires compétentes, auxquelles il revient d’établir les faits et de déterminer les...