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Dernières Infos - Conflit

L'Arabie saoudite accuse l'Iran d' « encourager la récente escalade » avec les houthis

Rayed Krimly dit que les houthis ont refusé une rencontre proposée à Oman ces dernières semaines.

Un homme regarde un minaret au coucher du soleil, dans la capitale yéménite Sanaa, contrôlée par les houthis, le 13 octobre 2026. Photo Mohammed HUWAIS / AFP

Le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie, Rayed Krimly, a accusé jeudi Téhéran d'être derrière la récente intensification du conflit entre les houthis pro-iraniens du Yémen et les troupes gouvernementales appuyées par Riyad. « Nous pensons que l'escalade engagée par les houthis à ce stade le plus récent du conflit est encouragée par l'Iran », a-t-il déclaré au cours d'un point de presse en ligne, affirmant que Téhéran continuait « d'armer, entraîner et soutenir » le mouvement, « en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Le responsable a cependant assuré que Riyad restait en contact direct avec Téhéran, même si « d'une manière générale, il ne semble pas que les Iraniens soient en mesure de faire les concessions nécessaires à une solution ». Il a aussi accusé les houthis d'avoir refusé une rencontre proposée à Oman ces dernières semaines, alors que les attaques se sont multipliées de part et d'autre pendant cette période. « Au début de cette escalade, nous leur avons proposé de les rencontrer à Mascate mais ils ont refusé. C'est la dernière communication que nous avons eue avec eux, il y a quelques semaines », a-t-il dit.

L'Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole au monde, subit depuis plusieurs jours des attaques répétées, avec notamment samedi une frappe meurtrière contre l'aéroport international de Riyad. L'ampleur de ces attaques est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les houthis aux forces gouvernementales, qui bénéficient du soutien militaire d'une coalition conduite par l'Arabie saoudite depuis 2015.

Après quatre ans de trêve, le conflit a repris en juillet, ouvrant un nouveau front de la guerre au Moyen-Orient. En septembre, les houthis ont pris le littoral yéménite sur la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, stratégique pour l'accès au canal de Suez.

Ce conflit, dans l'un des pays les plus pauvres du monde, a provoqué selon l'ONU l'une des pires crises humanitaires, la plus grande partie de la population yéménite dépendant désormais de l'aide internationale.


Le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie, Rayed Krimly, a accusé jeudi Téhéran d'être derrière la récente intensification du conflit entre les houthis pro-iraniens du Yémen et les troupes gouvernementales appuyées par Riyad. « Nous pensons que l'escalade engagée par les houthis à ce stade le plus récent du conflit est encouragée par l'Iran », a-t-il déclaré au cours d'un point de presse en ligne, affirmant que Téhéran continuait « d'armer, entraîner et soutenir » le mouvement, « en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ».Le responsable a cependant assuré que Riyad restait en contact direct avec Téhéran, même si « d'une manière générale, il ne semble pas que les Iraniens soient en mesure de faire les concessions nécessaires à une solution ». Il...