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Washington envisage d’utiliser sa plus puissante bombe non nucléaire contre l’Iran

Selon le président du Parlement iranien, l’objectif de la guerre et des négociations est de contraindre l’autre camp à accepter les exigences de l’Iran ou à accorder des concessions.

Washington envisage d’utiliser sa plus puissante bombe non nucléaire contre l’Iran

Une femme traverse la place Enghelab, dans le centre de Téhéran, devant un grand panneau anti-israélien, le 12 octobre 2026. Photo AFP

Les États-Unis ont élaboré de nouveaux plans de frappe contre l’Iran, prévoyant notamment l’utilisation de la « mère de toutes les bombes » contre des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires, si le président américain Donald Trump ordonnait une reprise des opérations militaires, avant ou après les élections de mi-mandat, rapporte CNN, citant des responsables américains au fait du dossier. L’emploi de la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), la plus puissante bombe non nucléaire de l’arsenal américain, constituerait une escalade majeure dans le conflit avec Téhéran, souligne la chaîne.

Développée durant la guerre en Irak, cette arme explose avant de toucher le sol, provoquant une puissante onde de choc dans toutes les directions. Selon une source interrogée par CNN, les plans visant les sites nucléaires iraniens, notamment celui de la montagne Pickaxe, prévoient explicitement son utilisation. Ces derniers mois, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de frapper ce site, où Washington et Israël estiment que Téhéran a stocké des composants de son programme nucléaire. La puissance destructrice de cette bombe suscite toutefois des inquiétudes quant au risque de lourdes pertes civiles.

Toucher des sites enfouis

Un autre responsable américain a précisé que l’armée élabore un éventail d’options à l’intention des décideurs politiques, allant de frappes limitées à des opérations de plus grande ampleur. Certaines cibles, notamment celles profondément enfouies, nécessitent des bombes plus puissantes, a-t-il ajouté, en citant la MOAB.

Son efficacité contre les installations nucléaires iraniennes souterraines reste néanmoins incertaine. Si cette bombe guidée par GPS peut dévaster une superficie équivalant à neuf pâtés de maisons, elle ne disposerait « vraisemblablement pas de la capacité de pénétration nécessaire pour détruire les installations présumées de Pickaxe, protégées par des couches de granit, ni d’autres sites nucléaires iraniens encore en place », selon les sources citées par CNN.

Donald Trump pourrait néanmoins choisir d’y recourir pour son effet psychologique, alors que le pouvoir iranien semble peu disposé à céder à ses exigences diplomatiques. « Le président s’est malheureusement mis dans une situation où il est presque contraint d’agir », a estimé une source au fait des récentes discussions militaires. Faute de munitions capables d’atteindre une telle profondeur, Washington pourrait chercher à produire un effet psychologique, auquel la MOAB se prête particulièrement, selon cette même source.

En 2017, l’armée américaine avait utilisé une MOAB en Afghanistan contre des positions du groupe État islamique aménagées dans un réseau de tunnels et de bunkers, tuant des dizaines de combattants. Les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines contre l’Iran en février, sont dans l’impasse depuis l’été. Ces dernières semaines, Washington a réduit ses opérations militaires pour privilégier la pression économique.

Selon Ghalibaf, Téhéran veut obtenir des concessions américaines

L’Iran affiche de son côté sa détermination à ne pas céder aux exigences américaines. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé mercredi que son pays devait être prêt à se défendre « de toutes ses forces lorsque cela est nécessaire », tout en saisissant les occasions diplomatiques pour consolider ses acquis militaires et protéger ses intérêts nationaux, selon l’agence iranienne semi-officielle Mehr. Combiner guerre et négociations « ne signifie pas mener une guerre sans fin ou s’engager dans des négociations permanentes », a-t-il souligné. L’objectif est, selon lui, de « contraindre la partie adverse à accepter les exigences iraniennes ou, en cas de refus, à reconnaître sa défaite et à accorder des concessions permettant à l’Iran de renforcer ses capacités de dissuasion ».

Les États-Unis ont élaboré de nouveaux plans de frappe contre l’Iran, prévoyant notamment l’utilisation de la « mère de toutes les bombes » contre des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires, si le président américain Donald Trump ordonnait une reprise des opérations militaires, avant ou après les élections de mi-mandat, rapporte CNN, citant des responsables américains au fait du dossier. L’emploi de la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), la plus puissante bombe non nucléaire de l’arsenal américain, constituerait une escalade majeure dans le conflit avec Téhéran, souligne la chaîne.Développée durant la guerre en Irak, cette arme explose avant de toucher le sol, provoquant une puissante onde de choc dans toutes les directions. Selon une source interrogée par CNN, les plans visant les...