Le Palais de justice de Beyrouth. Photo d’archives ANI
La première juge d’instruction du Mont-Liban, Nada el-Asmar, n’a pas pu tenir mardi une audience qu’elle avait prévue pour l’affaire Mecattaf, du nom d’une société de transfert de fonds contre laquelle l’ancienne procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait engagé des poursuites en 2021. Selon nos informations, le collectif al-Mouttahidoun, auteur de la plainte, lui a signifié séance tenante qu’il a formé un recours devant la Cour de cassation visant à la dessaisir du dossier. La magistrate n’a donc pas pu s’enquérir des documents et preuves réclamés aux différentes parties lors d’une séance tenue en juin dernier. Il faudra attendre que la Cour de cassation statue pour connaître le cours des investigations.
Suspectant un transfert de fonds illicite, la juge Aoun avait aussi engagé des poursuites contre plusieurs personnes et institutions, notamment l’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé, la SGBL, et la présidente de la Commission de contrôle des banques Maya Dabbagh.
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