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Moyen-Orient - Israël

Un lycéen israélien tué et 20 autres blessés lors d'une explosion près de la frontière avec le Liban : ce que l'on sait

L’armée israélienne soupçonne une sous-munition du Hezbollah datant de la guerre.

Des secouristes israéliens transportant un blessé, transféré par hélicoptère à l'hôpital Rambam de Haïfa, après un incident lié à une explosion dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, le 12 octobre 2026. Photo Rami Shlush/Reuters

Un lycéen israélien a été tué et une vingtaine de personnes blessées lundi dans l’explosion d’une munition non explosée lors d’une randonnée près de la frontière libanaise. L’armée israélienne estime qu’il pourrait s’agir d’une sous-munition tirée par le Hezbollah pendant la guerre. L’incident intervient alors que trois hommes ont également été tués en deux jours au Liban-Sud, dont deux dans des déflagrations de munitions non explosées.

Où et quand l’explosion a-t-elle eu lieu ?

L’explosion s’est produite lundi lors d’une randonnée organisée par un groupe d’élèves et d’enseignants d’une yeshiva, un établissement scolaire religieux juif situé à Ma’alot-Tarshiha, en Galilée occidentale.

Le groupe se trouvait près de la crête de Ramim, qui longe la frontière libanaise à l’ouest de Kiryat Shmona, à proximité d'un kibboutz, appelé « Néot-Mordechaï », face à Meis el-Jabal (dans le caza de Marjeyoun au Liban-Sud). Selon la police et les médias israéliens, les participants ont été pris dans la déflagration d’une « munition non explosée » qui se trouvait sur leur parcours.

Quel est le bilan humain ?

Un lycéen a été tué et une vingtaine de personnes ont été blessées à des degrés divers, selon la police israélienne. Au total, 24 personnes ont été blessées, dont deux adolescents de 14 ans « grièvement » atteints par des éclats d'obus sur l'ensemble du corps, selon le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge. Deux adultes d'une cinquantaine d'années ont aussi été touchés. « Tout le monde a essayé d'aider ses amis autant que possible. Certains sont même allés jusqu'à leur poser des garrots pour arrêter l'hémorragie », a déclaré dans un communiqué David Radko, ambulancier du MDA.

Quelles réactions ?

Le ministère de l'Education a fait état sur X d'un « incident extrêmement grave », et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en campagne pour les élections législatives du 27 octobre, a interrompu une apparition médiatique pour s'informer des derniers développements. « Je partage la profonde douleur de la famille du garçon qui a perdu la vie dans l'explosion survenue lors de cette sortie », et « je souhaite un rétablissement rapide et complet à tous les blessés », a écrit sur X le ministre de la Défense, Israël Katz. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a précisé sur le même réseau social que l'adolescent était âgé de 15 ans, et déploré une « terrible tragédie ».

Quelle est l’origine de l’explosion ?

Le commandant en chef de la police, Danny Levy, a indiqué que l'explosion avait été provoquée par « un engin non explosé du (mouvement islamiste libanais) Hezbollah datant d'il y a trois ans » et estimé qu'il y avait « 90% de chances qu'il provienne d'une bombe à sous-munitions ».

Selon un communiqué de l'armée israélienne, la thèse privilégiée serait que l'engin à l'origine de la détonation soit un résidu d'une roquette non explosée lancée par le Hezbollah au cours de la guerre. « Dans la foulée de l'explosion survenue dans le nord du pays, une enquête préliminaire des forces de l'armée israélienne sur place révèle que, selon toute vraisemblance, il s'agit d'une bombe à sous-munitions du Hezbollah qui était restée sur le terrain et a explosé », a écrit la troupe, tout en précisant que l'incident faisait « encore l'objet d'une enquête ».

Y a-t-il eu des opérations militaires après l’explosion ?

Des tirs de ratissage de l'armée israélienne dans la zone ont par la suite été signalés. Certaines sources font état de possibles frappes israéliennes au Liban en réaction à cet incident.

L’incident survient alors que l’armée israélienne poursuit quotidiennement ses bombardements et ses opérations de destruction dans les zones qu’elle occupe au Liban-Sud, malgré le dernier cessez-le-feu annoncé le 29 juin.

Trois tués en deux jours au Liban-Sud

De multiples incidents similaires sont survenus ces derniers jours de l'autre côté de la frontière, au Liban-Sud occupé. Entre dimanche et lundi, trois civils libanais ont été tués dans trois explosions distinctes, dont deux ont été causées par des munitions non explosées, alors qu'ils se trouvaient dans des champs d'oliviers dans des villages situées au sein ou aux abords de la zone d'occupation israélienne, qui s'étend sur plus de 600 km² dans le sud du pays.

La presse israélienne avait par ailleurs fait état dimanche dans la soirée d'un « incident opérationnel » ayant légèrement blessé un soldat israélien dans le sud du Liban, touché par « l'explosion de munitions alors qu'il se trouvait à l'intérieur d'un char Merkava ». Selon la radio de l'armée israélienne GLZ, « plus de 10 soldats ont été blessés au Liban au cours des deux dernières semaines », indiquant que certains militaires stationnés au Sud « ont été blessés alors qu'ils jouaient avec des munitions et des grenades ».

Ces derniers mois, plusieurs groupes de colons israéliens, notamment issus du mouvement d’extrême droite « Uri Tzafon » prônant l’établissement de colonies dans le sud du Liban, ont multiplié les incursions de l’autre côté de la Ligne bleue, notamment dans le secteur de Ghajar et du fleuve Hasbani.

Un lycéen israélien a été tué et une vingtaine de personnes blessées lundi dans l’explosion d’une munition non explosée lors d’une randonnée près de la frontière libanaise. L’armée israélienne estime qu’il pourrait s’agir d’une sous-munition tirée par le Hezbollah pendant la guerre. L’incident intervient alors que trois hommes ont également été tués en deux jours au Liban-Sud, dont deux dans des déflagrations de munitions non explosées.Où et quand l’explosion a-t-elle eu lieu ?L’explosion s’est produite lundi lors d’une randonnée organisée par un groupe d’élèves et d’enseignants d’une yeshiva, un établissement scolaire religieux juif situé à Ma’alot-Tarshiha, en Galilée occidentale.Le groupe se trouvait près de la crête de Ramim, qui longe la frontière libanaise à l’ouest...
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Ils allaient admirer les ruines du Liban Sud à la jumelle ?

Politiquement incorrect(e)

19 h 43, le 12 octobre 2026

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  • Ils allaient admirer les ruines du Liban Sud à la jumelle ?

    Politiquement incorrect(e)

    19 h 43, le 12 octobre 2026

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