Le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, arrive à la Cour suprême à Jérusalem, le 1er octobre 2026. Photo Ilia YEFIMOVICH / AFP
Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, célèbre figure de l'extrême droite, a filmé et publié sur son compte X mardi la démolition d'un immeuble de cinq étages à Jérusalem-Est qui abritait 70 personnes, clamant : « Jérusalem est à nous, l’État d’Israël est à nous ».
Présent en personne le site de la démolition dans le quartier palestinien d’al-Tur, il s’est félicité de l’évacuation des familles qui vivaient dans l’immeuble. « Voici les images que je préfère : celles qui montrent que l’autorité s’exerce à Jérusalem. Pendant tant d’années, il n’y avait aucune autorité ici. On n’intervenait pas, ou alors de façon très limitée. Aujourd’hui, grâce à la politique que je mène, on démolit, on démolit, on démolit — encore et encore », dit-il dans la vidéo.
« Il s’agit, semble-t-il, d’un immeuble de cinq étages, où vivaient dix familles. Jusqu’à quelle heure habitaient-elles encore ici ? Jusqu’à quatre heures et demie du matin. Jusqu’à quatre heures et demie, cinq familles vivaient encore ici. Elles ont vu les forces arriver, ont compris le message et sont parties de leur plein gré », dit-il, se photographiant notamment sur le tracteur ayant démoli l'immeuble. « Ce que personne n’a fait en quarante ans, moi, je le fais à Jérusalem », a-t-il encore lancé.
Itamar Ben-Gvir suscite régulièrement des condamnations internationales pour ses déclarations et actions provocatrices à l'encontre des Palestiniens. Il avait récemment déclaré en août qu'Israël devrait tuer chaque nuit 30 à 40 Palestiniens à Gaza. Il a été inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la haine ou des violences.
Le ministre d'extrême droite avait déclaré il y a deux semaines qu'il briguera le poste de ministre de la Défense dans le prochain gouvernement, à près d'un mois des élections législatives. Il a présenté un « plan de sécurité » comprenant l' « encouragement à l'émigration volontaire » des Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée, le désarmement de ce qu'il appelle l'Autorité palestinienne « terroriste », ainsi qu'un soutien accru aux soldats israéliens.