Cette capture d’écran tirée d’une vidéo diffusée par les Brigades des Géants du Sud, favorables au gouvernement yéménite, le 6 octobre 2026, montre des combattants lors d’affrontements avec les houthis près du détroit de Bab el-Mandeb, dans la province de Taëz. Photo AFP / Yemen Southern Giants Brigades Media Centre
Plus de 270 membres des forces gouvernementales et combattants houthis ont été tués au cours des dernières 24 heures sur les différents fronts au Yémen, ont indiqué mardi à l'AFP des sources des deux camps.
De violents combats se poursuivent au Yémen entre les forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite, qui a annoncé une participation aérienne massive à l'offensive lancée par le gouvernement contre les houthis pro-iraniens, afin de reprendre des territoires conquis par ces derniers le mois dernier. Des sources au sein du gouvernement soutenu par Riyad ont assuré à l'AFP que 115 membres de ses forces avaient été tués et des dizaines d'autres blessés dans les affrontements, les tirs de missiles et les attaques de drones des Houthis sur le principal front des combats dans le sud-ouest du pays, notamment autour du détroit stratégique de Bab el-Mandeb et de la grande ville de Taëz.
De leur côté, des sources militaires houthies ont affirmé que plus de 160 de leurs combattants avaient été tués, principalement dans des frappes aériennes saoudiennes dans les mêmes zones disputées, ainsi que le fief des houthis, Saada (nord). Ces sources ont également fait état de centaines de blessés dans les deux camps, principalement dans les rangs des combattants houthis.
Les houthis ont également annoncé que six membres d'une même famille ont été tués dans une frappe saoudienne dans le nord-ouest du Yémen. Le bombardement d'un village dans le gouvernorat de Hajjah, frontalier de l'Arabie saoudite, « a entraîné la mort de six personnes appartenant à une même famille (le père, la mère et quatre enfants âgés de 3 à 8 ans) et blessé gravement une fillette de six ans », a indiqué le ministère de la Santé houthi, cité par l'agence de presse Saba affiliée au mouvement.