Un matelas et des effets personnels pendent d’un câble électrique dans le quartier de Aïn el-Maraïssé à Beyrouth, le 9 avril 2026, en face de l’immeuble Hamad visé la veille par un bombardement israélien meurtrier. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
C’était il y a trois ans. Trois ans de poussière et de sang, trois ans qui ont changé la manière dont nous vivons, dont nous mourrons, et dont nous pensons à l’avenir.
Pour ce dix-septième épisode de L’Orient-La Nuit consacré aux retombées libanaises du 7-Octobre, Stéphanie Khouri et Anthony Samrani reçoivent deux invités, témoins directs et observateurs des transformations à l'œuvre.
Ali Mourad, avocat, professeur de droit public à l’Université arabe de Beyrouth est originaire de Aïtaroun, au Liban-Sud. Ancien candidat aux élections législatives de 2022 dans la circonscription du Sud III, à Bint Jbeil, il nous parlera, entre autres, des lignes de fracture qui travaillent la société libanaise et de ce que signifie être opposant chiite au Hezbollah depuis le 7-Octobre.
À ses côtés, Hana Jaber, directrice exécutive de la Fondation Lokman Slim, ancienne directrice de recherche à l’Arab Reform Initiative à Paris, nous parlera de la politique d’annihilation israélienne au sud et du lien à la terre. Historienne spécialiste des déplacements forcés, des migrations et de la violence politique, elle travaille aujourd’hui sur les assassinats politiques au Liban.
Ensemble, ils interrogent les conséquences politiques et humaines du 7-Octobre : la guerre, les mutations de la scène libanaise, les fissures de la société, l’impact des bouleversements régionaux, la place du Hezbollah, mais aussi les cratères irréparables laissés par trois années de conflit.
« De Gaza au Liban, sur les ruines du 7-Octobre », le dix-septième épisode de L’Orient-La Nuit, avec Stéphanie Khouri, Anthony Samrani, Ali Mourad et Hana Jaber à retrouver mardi 6 octobre 2026 à 22h, heure de Beyrouth.