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Abdallah II et Rubio ont discuté de l’accord-cadre Liban-Israël et du désarmement du Hezbollah


Abdallah II et Rubio ont discuté de l’accord-cadre Liban-Israël et du désarmement du Hezbollah

Le président américain Donald Trump s’exprime aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie lors d’une réunion multilatérale avec les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui comprend les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et Oman, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York, aux États-Unis, le 22 septembre 2026. Photo Kylie Cooper/ Reuters

Le roi Abdallah II de Jordanie s’est entretenu par téléphone vendredi avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, notamment du dossier libanais, dont l’accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv signé fin juin et le désarmement du Hezbollah, selon des communiqués officiels américains et jordaniens.

Le contenu des discussions sur ces sujets n'a pas été officiellement précisé par le Palais royal jordanien et les ambassades américaine à Amman et jordanienne à Washington. Lundi, le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait souligné devant Marco Rubio l'importance d'établir un « calendrier clair » pour la mise en œuvre de l'accord-cadre, alors que les négociations entre Israël et le Liban piétinent depuis plusieurs mois et que les attaques israéliennes se poursuivent au Liban-Sud.

Soutien à l'armée libanaise

Dans le prolongement de la réunion préparatoire de la conférence de soutien à l'armée libanaise tenue à Paris le 17 septembre, Abdallah II a également évoqué avec le responsable américain « les résultats des récentes réunions du processus d’Aqaba en France, qui ont porté sur les moyens de mobiliser le soutien international en faveur de l’armée libanaise et de renforcer ses capacités afin de préserver la sécurité et la stabilité du Liban ». Lors de cette réunion, le royaume hachémite était le seul pays, hormis la France et le Liban, à être représenté au plus haut niveau. La troupe est appelée par le gouvernement libanais depuis plus d'un an à désarmer le Hezbollah.

Abdallah II a plus largement insisté sur la nécessité de « parvenir à un accord sur un cessez-le-feu global garantissant la sécurité et la souveraineté des États arabes », tout en soulignant « le rôle central des États-Unis dans le soutien aux efforts visant à parvenir à la stabilité régionale », selon le Palais royal jordanien. Dans ce cadre, il a de nouveau dénoncé « les conséquences de l’escalade israélienne dans le Sud de la Syrie, réaffirmant que la Jordanie se tient aux côtés de la Syrie dans ses efforts visant à renforcer sa sécurité, sa stabilité et sa souveraineté territoriale ». Depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, Israël étend son emprise dans le Sud de la Syrie, se rapprochant de la frontière nord de la Jordanie.

Cet entretien téléphonique intervient plus d'une semaine après la prise de parole remarquée du roi jordanien à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, lors de laquelle il avait dénoncé les agissements d'Israël en Palestine, ainsi qu'au Liban et en Syrie. « La communauté internationale ne doit pas supposer que les ambitions d'Israël s'arrêtent à la Palestine (…). Il est animé d'un appétit expansionniste qui fait de lui une menace régionale », avait-il déclaré, appelant à des sanctions contre l'État hébreu.

Depuis le début de la guerre régionale en février dernier, la Jordanie, à l'instar de l'Arabie saoudite et d'autres puissances de la région, semble s'inquiéter de la perspective d'une hégémonie israélienne au Moyen-Orient.

Le roi Abdallah II de Jordanie s’est entretenu par téléphone vendredi avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, notamment du dossier libanais, dont l’accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv signé fin juin et le désarmement du Hezbollah, selon des communiqués officiels américains et jordaniens.Le contenu des discussions sur ces sujets n'a pas été officiellement précisé par le Palais royal jordanien et les ambassades américaine à Amman et jordanienne à Washington. Lundi, le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait souligné devant Marco Rubio l'importance d'établir un « calendrier clair » pour la mise en œuvre de l'accord-cadre, alors que les négociations entre Israël et le Liban piétinent depuis plusieurs mois et que les attaques israéliennes se poursuivent au Liban-Sud.Soutien à...