En octobre, le livre est à la fête à Beyrouth. Du 9 au 18, le 67e Salon arabe international du livre réunira sous un même toit éditeurs, auteurs et lecteurs de différentes langues. Parallèlement, le festival Beyrouth Livres, créé par l’Institut français du Liban en 2022, continuera de faire vivre la littérature dans la ville et les régions. L’Orient littéraire consacre sa Une aux rencontres et aux débats qui animeront cette édition inédite.
Plusieurs auteurs présents au Salon sont à l’honneur dans ce numéro. Elisa Shua Dusapin revient sur son séjour au Liban en 2023, à l’origine de Sauf la frontière. Marwan Chahine évoque la traduction arabe de Beyrouth, 13 avril 1975. Autopsie d’une étincelle, qui fait revenir son enquête dans la langue de nombre de ses témoins. Jul raconte comment l’humour lui permet d’aborder les inquiétudes de notre époque, de Silex and the City à Lucky Luke. À découvrir également : les mémoires de Marwan Hamadé, Liban de miel et de sang, ainsi que les nouveaux livres de Khaled Ziadé, Alexandre Najjar, Carole Dagher et Hala Moughanie, que les lecteurs pourront rencontrer au Salon.
Dans le prolongement de notre couverture de la rentrée littéraire de septembre, retrouvez un grand entretien avec Amélie Nothomb autour deL’Adolescence du perroquet. Nos pages critiques s’intéressent aussi à Hind ou la plus belle femme du monde de Hoda Barakat, récemment traduit en français, à L’Architecte de Notre-Dame d’Aurélien Bellanger et à C’était ça ou mourir, premier roman de Thélyson Orélien. Les soupçons liés à l’usage de l’intelligence artificielle qui ont entouré ce dernier font écho à l’édito d’Alexandre Najjar, consacré à la place de l’IA dans la création littéraire.
D’autres lectures nous conduisent en Palestine avec Hamlet le long du murd’Isabella Hammad, au cœur des débats sur l’identité juive avec Redevenir juif. La fin d’un pacte de blanchiment réciproque de Michel Feher, puis dans l’histoire tourmentée de Jean Seberg et Romain Gary avec Jean et Romain de Myriam Anissimov. Un entretien avec André Bonet nous fait par ailleurs découvrir Don Dolindo Ruotolo, prêtre napolitain dont le message de confiance connaît aujourd’hui un nouveau rayonnement.
La poésie est également au rendez-vous avec le « Poème d’ici » de May Rihani et une lecture de Faussaires sous un même ciel, le recueil de Nadim Bou Khalil.
Enfin, dans son Point de vue, Nasri Diab signe une ode au livre imprimé et à la mémoire qu’il porte. Le Questionnaire de Proust donne la parole à Azouz Begag, tandis que nos pages d’actualité et notre agenda vous accompagnent au fil des rencontres et des parutions d’octobre.
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