Des drapeaux irakiens devant une mosquée près de la place Firdos, à Bagdad, le 29 septembre 2026. Photo Ahmad al-Rubaye/AFP
Les autorités irakiennes ont pendu mardi dix Irakiens jugés coupables de « terrorisme », ont annoncé des sources sécuritaire et sanitaire.
Les tribunaux irakiens ont déjà prononcé des centaines de condamnations à mort ou à l'emprisonnement à perpétuité à l'encontre de personnes reconnues coupables d'actes de terrorisme, y compris des centaines de combattants étrangers, parfois arrêtés en Syrie puis transférés en Irak. Un responsable sanitaire a déclaré que le service médico-légal de la province de Dhi Qar avait reçu les corps de dix Irakiens « reconnus coupables de crimes terroristes et pendus » dans la prison d'al-Hout, dans la ville de Nassiriya, dans le sud du pays.
Une source des services de sécurité a confirmé ces exécutions. Ils ont été pendus en vertu de l'article 4 de la loi antiterroriste, ont déclaré ces deux sources, qui ont souhaité garder l'anonymat en raison du caractère sensible de la question.
Les prisons irakiennes, déjà bondées de jihadistes, notamment membres du groupe jihadiste Etat islamique, comptent des milliers de détenus supplémentaires depuis leur transfert de Syrie l'année écoulée. Des groupes de défense des droits humains critiquent les procès pour terrorisme en Irak, jugeant qu'ils sont expéditifs et inéquitables. Plus tôt en septembre, le procès de six Français jugés pour des accusations de terrorisme a débuté en Irak. En 2019, la justice irakienne avait condamné à mort 11 Français, dont la peine a été commuée, en appel, en prison à perpétuité.