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Technologies - Aérospatiale

Starship : une panne de moteur du vaisseau de SpaceX menace le calendrier de la NASA

L'appareil construit par l’entreprise d’Elon Musk est l’un des deux véhicules en lice pour devenir le premier engin utilisé par l'agence spatiale américaine dès 2028, pour faire atterrir des humains sur la Lune.

Starship : une panne de moteur du vaisseau de SpaceX menace le calendrier de la NASA

Lancement du vol 14 de Starship de SpaceX depuis son pas de tir à Boca Chica Beach, le 28 septembre 2026, à Boca Chica Beach, au Texas. Photo Brandon Bell/Getty Images/AFP

La panne d’un moteur qui a failli compromettre le premier vol orbital de Starship, le nouveau vaisseau spatial conçu par l’entreprise SpaceX pour transporter des passagers et des marchandises, au cours de son 14e vol d’essai sans équipage effectué lundi, pourrait compliquer la capacité de la NASA à respecter son calendrier pour les missions habitées vers la Lune.

Conçu notamment pour transporter d’importantes charges utiles dans l’espace, le vaisseau construit par l’entreprise d’Elon Musk est l’un des deux véhicules en lice pour devenir le premier engin utilisé par la NASA dès 2028, pour faire atterrir des humains sur la Lune et les ramener sains et saufs sur Terre, un exploit qui n’a plus été réalisé depuis 1972, à la fin de l’ère Apollo. Le second véhicule a été développé par Blue Origin, la société de lancement spatial créée par l’entrepreneur Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

La NASA vise officiellement un retour d’astronautes à la surface de la Lune d’ici 2028, un objectif largement considéré comme trop ambitieux afin de devancer la Chine, qui prévoit un alunissage habité d’ici 2030.

Le programme Artemis

Alors que SpaceX avait initialement été chargée de fournir le premier atterrisseur lunaire habité du programme Artemis, le patron de l’agence spatiale américaine, Jared Isaacman, a déclaré en avril que la NASA choisirait l’atterrisseur qui serait prêt à voler en premier. La NASA considère cette concurrence accrue comme favorable aux progrès du programme, alors que les retards dans le calendrier des essais de Starship se multiplient.

Si le vaisseau a atteint plusieurs objectifs-clés lors de son dernier lancement d’essai effectué lundi depuis le Texas, la mission a été écourtée de plusieurs heures après un dysfonctionnement de son système de propulsion. Malgré l’arrêt inattendu de l’un de ses trois moteurs principaux Raptor, après la séparation de Starship de son propulseur du premier étage, les contrôleurs de vol ont poursuivi la mission et placé le vaisseau en orbite afin de procéder, pour la première fois, au déploiement de satellites commerciaux.

Déterminer la cause du dysfonctionnement du moteur reste crucial pour les résultats financiers de SpaceX. Mais les enjeux sont potentiellement encore plus importants pour la NASA, car le véhicule Starship destiné à se poser sur la Lune utiliserait le même système de propulsion pour transporter les astronautes dans l’espace, à destination et en provenance de la surface lunaire.

L’ampleur du coup porté aux progrès de développement de Starship dépendra de la question de savoir s’il s’agit d’« une défaillance ponctuelle d’une seule pièce » ou si le problème révèle un défaut de conception plus important nécessitant des améliorations « sur l’ensemble de la flotte », a déclaré Dean Sladen, ingénieur en aérospatiale chez Accu Components. « Toute réparation du moteur qui retarderait les prochains vols, y compris la tentative prévue de rattraper le vaisseau avec les bras de la tour de lancement après sa rentrée dans l’atmosphère, grignoterait ce calendrier », a-t-il ajouté.

Un retard plus important constituerait non seulement un nouveau revers pour les ambitions commerciales de SpaceX de développer rapidement son réseau de satellites internet à haut débit Starlink, mais aussi pour son rôle central dans le programme lunaire Artemis de la NASA. « La vraie pression vient de la Lune. La NASA a besoin de Starship pour Artemis III », a déclaré Dean Sladen. Cette mission d’essai en orbite terrestre, prévue au plus tôt pour l’été prochain, doit servir de répétition générale avant le premier véritable alunissage habité du programme.

La Nasa annonce de nouvelles missions pour remettre sur pied le vaisseau Starliner de Boeing
Face à l'impératif de trouver un plan B pour envoyer ses astronautes dans l'espace, la Nasa a annoncé de nouvelles missions destinées à rendre le vaisseau Starliner de Boeing enfin prêt à l'emploi.
Cette annonce survient quelques mois après que l'agence spatiale américaine a dressé un bilan très sévère de son premier test avec équipage vers la Station spatiale internationale (ISS) mené en 2024, qui selon elle aurait pu virer à la tragédie humaine. Le système de propulsion du vaisseau avait alors rencontré des problèmes, poussant la Nasa à le renvoyer à vide sur Terre et à confier le retour des deux astronautes qu'il transportait à l'entreprise rivale SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.
Les Américains Suni Williams et Butch Wilmore s'étaient ainsi retrouvés bloqués pendant plus de neuf mois dans l'ISS, occasionnant un véritable feuilleton spatial. Un rapport de la Nasa avait ensuite épinglé de multiples défaillances tant chez l'avionneur que chez l'agence spatiale.
Afin de remédier à ces problèmes, des corrections ont été apportées à l'appareil et deux nouvelles missions ont été annoncées. La première se tiendra « un peu plus tôt en décembre 2026 » et sera une mission sans équipage vers l'ISS destinée à « valider les récentes mesures correctives », a annoncé le chef de la Nasa, Jared Isaacman au cours d'une conférence de presse. « A partir de là, nous collecterons les données, poursuivrons la mise en œuvre des modifications restantes recommandées (...) et planifierons une mission habitée nommée +Starliner 2+ en 2028 », a-t-il poursuivi.
Le temps presse car SpaceX a fait savoir qu'elle entendait mettre fin dans les années à venir à la production de son vaisseau Crew Dragon, qui joue depuis 2020 le rôle d'unique taxi spatial américain vers l'ISS. La Nasa a d'ailleurs annoncé plus tôt en septembre commander à SpaceX trois autres missions de rotation d'équipage.


La panne d’un moteur qui a failli compromettre le premier vol orbital de Starship, le nouveau vaisseau spatial conçu par l’entreprise SpaceX pour transporter des passagers et des marchandises, au cours de son 14e vol d’essai sans équipage effectué lundi, pourrait compliquer la capacité de la NASA à respecter son calendrier pour les missions habitées vers la Lune.Conçu notamment pour transporter d’importantes charges utiles dans l’espace, le vaisseau construit par l’entreprise d’Elon Musk est l’un des deux véhicules en lice pour devenir le premier engin utilisé par la NASA dès 2028, pour faire atterrir des humains sur la Lune et les ramener sains et saufs sur Terre, un exploit qui n’a plus été réalisé depuis 1972, à la fin de l’ère Apollo. Le second véhicule a été développé par Blue Origin, la...
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