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Dernières Infos - Football

L'ère Zidane s'ouvre en Turquie pour l'équipe de France


L'entraîneur de l'équipe de France Zinédine Zidane (à droite) et l'attaquant français Kylian Mbappé (à gauche) participent à une séance d'entraînement au stade de Kocaeli à Izmit, en Turquie, le 24 septembre 2026, à la veille du match de football de la Ligue des nations de l'UEFA entre la Turquie et la France — son premier match officiel à la tête de l'équipe de France. Photo Franck Fife / AFP

Un nouveau chapitre de l'histoire de l'équipe de France s'ouvre vendredi en Turquie (20h45) en Ligue des nations avec les débuts de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur, un défi de taille pour l'icône du sport tricolore après les 14 longues années de l'ère Didier Deschamps.

C'est à Izmit, ville de la province de Kocaeli située à une centaine de kilomètres à l'est d'Istanbul, que l'ex-meneur de jeu inaugurera son mandat à la tête des Bleus, accompagné par de fortes attentes dues à son statut de légende du ballon rond et une expérience réussie sur le banc du Real Madrid (2016-2018, 2019-2021), couronnée d'un triplé en Ligue des champions.

Obnubilé par son envie de diriger coûte que coûte l'équipe de France, Zidane a dû faire preuve de patience, refusant tout autre projet depuis son départ de la « Maison Blanche ». L'émotion sera donc présente et « immense » au moment du coup d'envoi, comme l'a déclaré jeudi celui dont le dernier match en tant que technicien remonte au 22 mai 2021 et sur qui les projecteurs seront principalement braqués.

Jalons

Le Ballon d'Or 1998, âgé de 54 ans, hérite d'un groupe qui sort d'une Coupe du monde au goût d'inachevé avec une défaite amère en demi-finales face à l'Espagne (2-0), future lauréate de l'épreuve, après avoir enchanté le tournoi par son jeu résolument tourné l'avant. L'ancien capitaine français ne part donc pas d'une page blanche. Mais il n'est sûrement pas venu pour marcher simplement sur les pas de son prédécesseur et voudra d'emblée imposer son style.

Il sait également la difficulté de succéder à un entraîneur nanti d'un palmarès incomparable en bleu (titres au Mondial-2018 et en Ligue des nations 2021, finales de l'Euro-2016 et du Mondial-2022).

« On va faire différemment. DD, c'est DD, (Laurent) Blanc, c'était Blanc, Zizou c'est Zizou. Je vais faire ce que je sais faire », a-t-il lancé le 28 juillet, le jour de sa nomination, n'ayant pas peur d'assumer la rupture avec l'époque Deschamps.

Ce voyage en Turquie, qui sera suivi par trois autres rencontres de Ligue des nations en l'espace de dix jours (déplacement en Belgique lundi, réception de l'Italie et de la Belgique les 2 et 5 octobre), doit permettre de poser des jalons pour la suite de son aventure censée le mener jusqu'à la Coupe du monde 2030. Ses premiers choix donneront ainsi de sérieuses indications sur la philosophie qui guide son action et les hommes sur lesquels il compte s'appuyer.

Les premiers entraînements à Clairefontaine ont déjà fourni quelques clés concernant ses intentions. Un changement de système et un passage au 4-3-3 s'esquissent pour tirer un trait sur le 4-2-3-1 bâti par Deschamps dans l'optique du Mondial-2026.

Retrouver des sensations

« Ce sont des façons de faire différentes, des séances d'entraînement différentes, des idées différentes: pas mal de choses quand même sur lesquelles on a travaillé et dont on a discuté à l'intérieur du groupe, avec le coach, en faisant quelques réunions », a confié jeudi Adrien Rabiot, l'un des cadres tricolores (31 ans, 66 sélections).

Mais c'est le nouveau positionnement de Kylian Mbappé qui devrait nourrir les débats des prochaines semaines. Après s'être imposé comme l'avant-centre des Bleus depuis l'Euro-2024, le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (66 buts en 106 sélections) devrait être replacé sur le côté gauche, là où il a longtemps officié avant de basculer en pointe.

S'il a été confirmé dans son rôle de capitaine, l'attaquant du Real Madrid, en pleine campagne médiatique pour l'obtention du Ballon d'Or, doit retrouver des sensations d'ailier, même s'il sera sans doute amené à permuter avec ses deux compères offensifs, Ousmane Dembélé et Michael Olise. Un signe supplémentaire de la volonté de Zidane de bousculer les habitudes du groupe et de le façonner à son goût.

Face à des Turcs éliminés au premier tour de la Coupe du monde et dirigés par l'ex-attaquant italien Vincenzo Montella, les Bleus seront largement favoris. Mais le contexte particulier et le nouvel environnement à apprivoiser pour les joueurs (sélectionneur, staff, schéma tactique) seront des données non négligeables à gérer. Pour Zidane et sa troupe, le plus dur commence.

Un nouveau chapitre de l'histoire de l'équipe de France s'ouvre vendredi en Turquie (20h45) en Ligue des nations avec les débuts de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur, un défi de taille pour l'icône du sport tricolore après les 14 longues années de l'ère Didier Deschamps.C'est à Izmit, ville de la province de Kocaeli située à une centaine de kilomètres à l'est d'Istanbul, que l'ex-meneur de jeu inaugurera son mandat à la tête des Bleus, accompagné par de fortes attentes dues à son statut de légende du ballon rond et une expérience réussie sur le banc du Real Madrid (2016-2018, 2019-2021), couronnée d'un triplé en Ligue des champions. Obnubilé par son envie de diriger coûte que coûte l'équipe de France, Zidane a dû faire preuve de patience, refusant tout autre...