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Dernières Infos - Syrie

Manifestation dans une ville kurde contre la hausse des prix des carburants


Des manifestants bloquent une route à l’aide de pneus en feu pour protester contre la hausse des prix des carburants à al-Bab, au nord-est d’Alep, dans le nord de la Syrie, le 14 septembre 2026. Photo Bakr ALKASEM / AFP

Des centaines de personnes ont manifesté mardi dans la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est syrien, après deux jours de protestations similaires dans d'autres régions du pays contre la hausse drastique des prix des carburants.

Les manifestants ont parcouru les rues de Qamichli, portant des pancartes proclamant en arabe: « Non à la politique de la faim », « Non à la hausse des prix des carburants » et « Protégez les moyens de subsistance du peuple », a constaté un correspondant de l'AFP. « Notre pétrole appartient au peuple », ont scandé certains.

La hausse des prix « est une mauvaise décision, dirigée contre les paysans, les ouvriers et les étudiants, contre tous les pauvres de Syrie », affirme Abdel Rahman Khalil, 56 ans. « Le peuple ne restera pas silencieux », ajoute-t-il. « Nous réclamons nos droits. Les prix du mazout doivent revenir à ce qu'ils étaient, comme ceux du pain (...) ils doivent se plier aux demandes du peuple », assène Khansa Nehmat, 48 ans.

Les autorités syriennes avaient annoncé dimanche une majoration des prix des carburants, en invoquant notamment la forte hausse des prix de l'énergie depuis le déclenchement par les Etats-Unis d'une guerre contre l'Iran. Le prix du diesel est passé de 125 livres syriennes (SYP, soit un dollar environ) à 175 SYP pour un litre, en hausse de 40%, et le prix de l'essence a été majoré de 26%.

La décision a provoqué dimanche et lundi des manifestations dans plusieurs régions du nord et l'ouest du pays, notamment à Idleb et Hassaké. Il s'agit des premières manifestations de ce genre depuis la prise du pouvoir en décembre 2024 par une coalition islamiste qui a renversé Bachar el-Assad. La Syrie, dévastée par une longue guerre civile, ne produit plus qu'environ 100.000 barils de pétrole par jour, bien en deçà de la demande locale qui oscille entre 300.000 et 325.000 barils par jour, selon le chef du département médias du ministère de l’Énergie, Abdul Hamid Salat. Le nord et le nord-est, qui étaient sous contrôle kurde avant de passer sous le contrôle du pouvoir central à la suite d'un accord entre Damas et les Kurdes, abritent les plus grands champs de pétrole et de gaz du pays.

Des centaines de personnes ont manifesté mardi dans la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est syrien, après deux jours de protestations similaires dans d'autres régions du pays contre la hausse drastique des prix des carburants.Les manifestants ont parcouru les rues de Qamichli, portant des pancartes proclamant en arabe: « Non à la politique de la faim », « Non à la hausse des prix des carburants » et « Protégez les moyens de subsistance du peuple », a constaté un correspondant de l'AFP. « Notre pétrole appartient au peuple », ont scandé certains.La hausse des prix « est une mauvaise décision, dirigée contre les paysans, les ouvriers et les étudiants, contre tous les pauvres de Syrie », affirme Abdel Rahman Khalil, 56 ans. « Le peuple ne restera pas silencieux », ajoute-t-il. « Nous...