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Six détenus sont morts au Liban depuis l'adoption de l'amnistie générale


Six détenus sont morts au Liban depuis l'adoption de l'amnistie générale

Un homme devant l'entrée de la prison de Roumieh, au nord-est de Beyrouth, le 7 avril 2006. Photo d’archives Ramzi Haidar/AFP

Six détenus sont décédés dans les prisons libanaises, depuis que le Parlement a adopté la loi sur l'amnistie générale, il y a environ un mois, sans toutefois la mettre en application, a indiqué mardi à L'Orient-Le Jour une source sécuritaire.

Adoptée le 12 août par le Parlement et promulguée le 4 septembre par le président Joseph Aoun, la loi sur l'amnistie générale a été suspendue jeudi dernier par le Conseil constitutionnel (CC) après qu’un recours a été déposé par le Courant patriotique libre (aouniste)

Samedi, un sixième détenu est mort dans la prison de Halba, dans le nord du Liban, après avoir souffert d'une insuffisance rénale, selon la source sécuritaire. Le Comité des familles de détenus libanais avait annoncé la mort du détenu, l'identifiant comme étant Nehmé el-Hajj, originaire de Aïn Saadé et faisant état de « difficultés pour obtenir les soins et médicaments nécessaires. » Selon le comité, le prisonnier « n'était qu’à un pas de la liberté, la loi d’amnistie aurait pu lui permettre de retourner chez lui pour se faire soigner dignement, n’eût été le recours déposé par le député Gebran Bassil, qui a gelé cet espoir et transformé sa dernière chance de survie en une condamnation à mort lente ».

Les détenus pâtissent des mauvaises conditions carcérales libanaises, alors que les prisons sont en surpopulation et que la crise financière que traverse l'Etat libanais depuis 2019 a compliqué l'accès aux besoins fondamentaux pour les prisonniers. La lenteur du système judiciaire, en raison de grèves et des guerres qui se sont enchaînées depuis 2023, fait que nombre des prisonniers n'ont pas encore été jugés mais restent incarcérés en attente de leur procès.

Pour protester contre le recours déposé contre la loi d'amnistie, des détenus de la prison de Roumieh, la plus grande du Liban, avaient entamé une grève de la faim.

Des mois de discussions ont été nécessaires pour parvenir à une version de la loi d’amnistie générale qui fasse consensus sur la scène politique.

Six détenus sont décédés dans les prisons libanaises, depuis que le Parlement a adopté la loi sur l'amnistie générale, il y a environ un mois, sans toutefois la mettre en application, a indiqué mardi à L'Orient-Le Jour une source sécuritaire.Adoptée le 12 août par le Parlement et promulguée le 4 septembre par le président Joseph Aoun, la loi sur l'amnistie générale a été suspendue jeudi dernier par le Conseil constitutionnel (CC) après qu’un recours a été déposé par le Courant patriotique libre (aouniste)Samedi, un sixième détenu est mort dans la prison de Halba, dans le nord du Liban, après avoir souffert d'une insuffisance rénale, selon la source sécuritaire. Le Comité des familles de détenus libanais avait annoncé la mort du détenu, l'identifiant comme étant Nehmé el-Hajj,...