L'avion à bord duquel le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Travaux publics et des Transports Fayez Rasamny sont arrivés à l’aéroport René Moawad de Qleiaat, au Akkar, le 6 juin 2026. Photo Stéphanie Bechara / L'Orient-Le Jour
Le premier avion appartenant à la société chargée de l’exploitation de l’aéroport René Moawad de Qleyaat (Akkar), Sky Lounge Services, est arrivé mercredi à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), dans le cadre des préparatifs du lancement des vols depuis l’aéroport de Qleyaat, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Cette arrivée s’inscrit dans le cadre des procédures administratives et techniques préparant la mise en service de l’aéroport René Moawad « avant la fin de l’année », précise l'Ani.
Sky Lounge Services, la société chargée de la réhabilitation et de l’exploitation du nouvel aéroport, avait annoncé fin juillet l’ouverture de 21 postes, partie de la première phase de son plan de recrutement.
Après des décennies de retard, les travaux de réhabilitation de l’aéroport de Qleyaat avaient enfin commencé le 8 juin fernier, à la suite d’une inauguration en grande pompe organisée deux jours plus tôt. Le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Travaux publics et des Transports Fayez Rassamny étaient arrivés en avion, après un atterrissage symbolique et un accueil en grande pompe destiné à marquer le retour de l’activité aérienne civile sur le site, au terme de plus de trois décennies de quasi-inactivité.
Cette étape avait marqué une avancée notable, suite à l’annonce le 19 mai par le ministre Rassamny de l’attribution de l’appel d’offres à Sky Lounge Services pour relancer le site, l’un des projets emblématiques du gouvernement Salam. Au-delà du trafic passager, Fayez Rassamny avait présenté le chantier comme un projet économique et logistique d’ampleur pour le Akkar et le Liban-Nord. L'ouverture était alors prévue pour la fin du mois d'octobre.
L’aéroport de Qleyaat, une ancienne base militaire, avait brièvement accueilli des vols civils, mais il est resté largement inutilisé depuis les années 1990. Il porte le nom de l’ancien président René Moawad, assassiné dans un attentat en 1989.


